Outils · Épargne & projection

Calculateur d'intérêts composés


Les intérêts composés, c'est lorsque les gains génèrent à leur tour des gains. Cet outil projette la croissance de l'épargne dans le temps, en tenant compte des versements, du rendement, des frais et de l'inflation, pour visualiser concrètement l'effet « boule de neige ».

Une simulation, pas une promesse. Les rendements réels varient et ne sont jamais garantis ; les hypothèses sont ici supposées constantes pour l'illustration. En France, ces intérêts peuvent être logés dans des enveloppes comme le PEA, l'assurance-vie ou le PER.
Vos paramètres
%
7 %
20 ans
%
Capital final estimé
Total investi
Intérêts générés
Coût des frais sur la durée :
Capital initial · Versements · Intérêts ·

Avec ces hypothèses, les frais dépassent le rendement : le capital final est inférieur aux versements.

Résultat indicatif et pédagogique : il ne constitue pas un conseil. Projection à hypothèses constantes définies par l'utilisateur, pas une prévision. En option, la courbe pointillée rejoue la pire séquence d'années consécutives de la durée choisie, trouvée dans un historique boursier réel (1975-2024) : même épargne, autre époque : le résultat change.

Évolution année par année

Survoler la courbe pour le détail
Voir le détail année par année
AnnéeVersé dans l'annéeTotal investiIntérêts cumulésCapital fin d'année
Mode d'emploi

Comment utiliser le calculateur

Quatre réglages suffisent pour obtenir une projection. Une fois modifiés, la courbe se met à jour instantanément.

1

Le point de départ

Le capital disponible aujourd'hui s'indique, ainsi que le versement mensuel envisagé.

2

Les hypothèses

Le rendement annuel espéré se règle, avec la durée du placement à l'aide des curseurs.

3

Affiner

Les versements peuvent grandir chaque année, les frais s'ajouter, ainsi que l'inflationHausse générale des prix, qui réduit le pouvoir d'achat d'un capital au fil du temps.Voir le lexique → pour raisonner en euros d'aujourd'hui.

4

Lire le résultat

Capital final, total investi et part des intérêts. La courbe se survole, et le détail se déplie année par année.

Comprendre

Pourquoi les intérêts composés changent tout

Le principe est simple, mais ses effets sont spectaculaires sur le long terme. Trois illustrations pour le saisir.

L'effet boule de neige

Au début, le capital vient surtout des versements. Puis les intérêts s'accumulent et finissent par dépasser ce qui a été versé. (Exemple : 200 €/mois à 7 %/an, sans capital de départ.)

Versements Les intérêts

Le coût d'attendre

Chaque année gagnée compte énormément, car ce sont les premières années qui ont le plus de temps pour fructifier. (200 €/mois à 7 %/an, jusqu'à 65 ans.)

Commencer 10 ans plus tôt change le résultat d'environ 260 000 €, pour seulement 24 000 € de versements en plus.

La règle des 72 : un calcul mental express

Pour estimer en combien d'années l'argent placé double, il suffit de diviser 72 par le rendement annuel. À 6 %, il faut environ 12 ans ; à 9 %, seulement 8.

2 %
36
ans pour doubler
4 %
18
ans pour doubler
6 %
12
ans pour doubler
8 %
9
ans pour doubler
10 %
7,2
ans pour doubler
Bon à savoir

L'essentiel à retenir

Intérêts simples ou composés ?

Avec des intérêts simples, seuls les versements rapportent. Avec des intérêts composés, les gains rejoignent le capital et produisent eux aussi des intérêts l'année suivante. C'est ce réinvestissement automatique qui crée la croissance exponentielle.

Des taux réalistes

À titre indicatif et hors garantie : livrets réglementés autour de 1,5–2,5 %, fonds en euros environ 2–3 %, actions et ETFFonds coté en bourse répliquant un indice, à frais réduits.Voir le lexique → diversifiés historiquement 7–9 %/an sur le très long terme, mais avec des variations importantes. La comparaison au rythme de l'inflation aide aussi.

Les frais comptent, beaucoup

Un écart de frais qui paraît minime ronge fortement le résultat sur la durée, car il s'applique chaque année à un capital qui grossit. Sur 30 ans, 1 % de frais en plus peut représenter des dizaines de milliers d'euros de différence. Le simulateur ci-dessus chiffre ce coût.

Où capitaliser en France

Plusieurs enveloppes permettent de laisser les intérêts se réinvestir dans un cadre fiscal favorable : le PEA (actions européennes), l'assurance-vie (fonds euros et unités de compte) et le PER (épargne retraite). Chacune a ses règles propres.

Mes résultats sont-ils garantis ? +
Non. Cet outil applique un rendement constant, choisi en amont, alors que les marchés fluctuent d'une année sur l'autre. À voir comme un ordre de grandeur pédagogique, pas comme une prévision.
Que montre la « pire séquence historique » ? +
Le rendement moyen ne dit pas tout : l'ordre des années compte. En cochant l'option, l'outil rejoue le plan d'épargne sur la pire fenêtre d'années consécutives (de la durée choisie) trouvée dans l'historique réel 1975-2024 des actions américaines (S&P 500, dividendes réinvestis, en dollars), par exemple la décennie 2000 et ses deux krachs. Même épargne, autre époque : le capital final peut être très inférieur au scénario constant. La démonstration des intérêts composés reste valable ; elle rappelle simplement qu'une moyenne n'est pas un rendement garanti, et que l'avenir peut faire moins bien que le pire du passé.
Quel rendement saisir pour ma simulation ? +
Le bon réflexe : partir d'hypothèses prudentes et tester plusieurs scénarios (par exemple 4 %, 6 % et 8 %). Comparer une fourchette est plus utile que de chercher « le bon chiffre ».
Faut-il capitaliser mensuellement ou annuellement ? +
Le calcul ci-dessus suppose des versements mensuels et une capitalisationRéinvestissement automatique des gains dans le capital, au lieu de leur distribution.Voir le lexique → continue. Plus la capitalisation est fréquente, plus l'effet est marqué, mais la différence reste modeste face au rôle de la durée et du taux.
L'outil tient-il compte de la fiscalité ? +
Non, il raisonne avant impôts. La fiscalité dépend de l'enveloppe utilisée (PEA, assurance-vie, PER, compte-titres…) et de la situation de chacun. D'autres outils du site abordent ces aspects.

Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Les projections reposent sur des hypothèses constantes définies par l'utilisateur et ne constituent ni une prévision, ni un conseil en investissement, ni une incitation à investir. L'option « pire séquence historique » rejoue, avec les paramètres saisis (versements, hausse annuelle, frais), la fenêtre d'années consécutives la plus défavorable de la série publique du rendement total annuel du S&P 500, dividendes réinvestis, en dollars, 1975-2024 (source : S&P Dow Jones Indices, valeurs arrondies au dixième), hors change euro/dollar et hors inflation. La pire séquence passée n'est pas une borne : l'avenir peut faire moins bien. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs et tout investissement comporte un risque de perte en capital. Résultats hors fiscalité : le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chacun et peut évoluer. Pour une décision adaptée à la situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel. Informations à jour au .