Combien épargner par mois ?
Un projet chiffré, une échéance : un apport, un voyage, un matelas de sécurité. Cet outil fait le calcul à l'envers : il indique combien mettre de côté chaque mois pour y arriver (sur les livrets réglementés ou le fonds euros, plafonds compris) et montre comme le temps allège l'effort. Pour l'autre sens (voir ce que devient un versement donné), le simulateur d'épargne mensuelle fait le chemin inverse.
La marche vers l'objectif
Survoler la courbe pour le détailRésultat indicatif et pédagogique : il ne constitue pas un conseil. Calcul à taux constant, pas une garantie d'atteindre l'objectif. En option, la courbe pointillée montre le pouvoir d'achat réel de ce versement sur la pire période de l'historique 1986-2025 (taux du Livret A, inflation INSEE).
Voir le détail année par année
| Année | Total versé | Intérêts cumulés | Capital fin d'année |
|---|
Comment utiliser le calculateur
La cible s'indique, avec l' horizonDurée pendant laquelle un placement peut rester investi avant d'avoir besoin de l'argent.Voir le lexique → : le versement mensuel se calcule aussitôt.
La cible
Le montant à réunir se saisit, avec un éventuel capital déjà mis de côté.
L'échéance
Le nombre d'années disponibles pour l'objectif se règle.
Les hypothèses
Un rendement réaliste se choisit, en activant l'inflationHausse générale des prix, qui réduit le pouvoir d'achat d'un capital au fil du temps.Voir le lexique → si la cible correspond à un prix d'aujourd'hui.
Ajuster
L'effort mensuel se compare selon l'échéance : allonger la durée peut le réduire fortement.
Le temps, le meilleur levier
Pour un même objectif, deux choses jouent sur l'effort mensuel : la durée accordée au projet et le rendementGain produit par un placement sur une période, exprimé en pourcentage du montant investi.Voir le lexique →.
Plus tôt = moins lourd
Voici le versement mensuel pour réunir 30 000 € à 2,5 %/an (type fonds euros, sans plafond) selon l'horizon. Doubler la durée fait bien plus que diviser l'effort par deux.
Les intérêts font une partie du travail
Pour ce même objectif de 30 000 €, plus l'horizon est long, plus la part financée par les intérêts grandit, et moins il faut verser de sa poche. À ces niveaux de taux, ces intérêts compensent surtout l'inflation : pour un objectif lointain exprimé en prix d'aujourd'hui, l'option inflation est là pour ça.
Découper un grand objectif en petits gestes
Un montant à cinq chiffres peut intimider. Le ramener à un versement mensuel le rend concret et atteignable : c'est la différence entre « épargner 30 000 € » et « mettre 200 € de côté chaque mois ». Mieux vaut un objectif découpé, automatisé par un virement programmé, qu'un grand chiffre repoussé indéfiniment. Et si l'effort calculé dépasse le budget, deux leviers existent : allonger l'échéance, ou réviser le montant à la baisse.
L'essentiel à retenir
Donner un visage à l'objectif
Un objectif clair est plus motivant qu'une vague intention d'« épargner ». Apport pour un achat immobilier, études des enfants, complément de retraite, ou simple épargne de précaution (souvent 3 à 6 mois de dépenses) : un nom, un chiffre, une date.
Un support adapté à l'horizon
Pour un objectif proche (moins de 2-3 ans), la sécurité et la disponibilité priment : livrets réglementés, dans la limite de leurs plafonds. Entre 3 et 8 ans, ou une fois les plafonds atteints, le fonds euros prend le relais. Au-delà, un objectif lointain relève souvent de l'investissement, un autre univers avec du risque et des rendements espérés supérieurs : notre calculateur d'intérêts composés en montre la mécanique, risque de séquence compris.
L'inflation déforme les objectifs lointains
30 000 € dans 20 ans n'achèteront pas autant qu'aujourd'hui. Si la cible correspond à un pouvoir d'achat actuel (le prix d'un bien, par exemple), l'option inflation s'active : l'outil vise alors le montant futur équivalent, et l'effort mensuel augmente en conséquence.
Réviser en cours de route
La vie n'est pas linéaire. Refaites le calcul une fois par an : un rendement différent de l'hypothèse, un versement manqué ou une rentrée d'argent peuvent justifier d'ajuster le montant mensuel pour rester sur la trajectoire.
Et si l'inflation mange mon épargne ? +
Que se passe-t-il si je ne tiens pas le rythme ? +
Quel support choisir ? +
Qui peut ouvrir ces livrets ? +
Et si mon objectif dépasse le plafond du livret ? +
Le fonds euros est-il disponible rapidement ? +
Faut-il activer l'inflation ? +
Et si mon capital de départ suffit déjà ? +
Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Le calcul repose sur des hypothèses constantes définies par l'utilisateur (rendement, durée, inflation) et ne constitue ni une prévision, ni un conseil en investissement, ni une garantie d'atteindre l'objectif. Taux en vigueur au 22 juillet 2026 : Livret A et LDDS 1,50 % (1,70 % à compter du 1ᵉʳ août 2026, annonce ministérielle), LEP 2,50 % (inchangé au 1ᵉʳ août 2026) ; taux révisés chaque 1ᵉʳ février et 1ᵉʳ août ; plafonds de versement appliqués au calcul (Livret A 22 950 €, LDDS 12 000 €, LEP 10 000 €). Sur les supports garantis, le capital ne baisse pas en euros, mais l'inflation peut dépasser le taux servi et réduire le pouvoir d'achat de l'épargne. Résultats hors fiscalité : les intérêts des livrets réglementés sont exonérés, ceux des autres supports dépendent de la situation individuelle de chacun. L'option « pire période réelle » rejoue, avec le versement calculé, la période d'années consécutives la plus défavorable en pouvoir d'achat des séries annuelles moyennes 1986-2025 : taux du Livret A ou du LEP selon le livret choisi (séries Banque de France, moyennes pondérées par mois) et inflation France (source INSEE), plafond actuel du livret appliqué, et en déduit le versement qui aurait été nécessaire pour tenir l'objectif en pouvoir d'achat de départ. Les évolutions passées ne sont pas un indicateur fiable de l'avenir, qui peut faire moins bien. Pour une décision adaptée à la situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel. Informations à jour au .