Outils · Épargne & projection

Combien épargner par mois ?


Un projet chiffré, une échéance : un apport, un voyage, un matelas de sécurité. Cet outil fait le calcul à l'envers : il indique combien mettre de côté chaque mois pour y arriver (sur les livrets réglementés ou le fonds euros, plafonds compris) et montre comme le temps allège l'effort. Pour l'autre sens (voir ce que devient un versement donné), le simulateur d'épargne mensuelle fait le chemin inverse.

Une estimation, pas un engagement. Les taux affichés sont ceux en vigueur ou des moyennes indicatives, révisés dans le temps, et les plafonds de versement des livrets sont appliqués au calcul. Le LEP et le LDDS sont soumis à des conditions d'éligibilité. Retrait immédiat sur les livrets, quelques jours à quelques semaines pour le fonds euros. Le résultat se lit comme un point de repère pour calibrer l'effort d'épargne, pas comme une garantie.
Votre objectif
10 ans
Support d'épargne
Versement mensuel nécessaire
Total des versements
Apporté par les intérêts
Versement mensuel selon l'échéance

La marche vers l'objectif

Survoler la courbe pour le détail

Résultat indicatif et pédagogique : il ne constitue pas un conseil. Calcul à taux constant, pas une garantie d'atteindre l'objectif. En option, la courbe pointillée montre le pouvoir d'achat réel de ce versement sur la pire période de l'historique 1986-2025 (taux du Livret A, inflation INSEE).

Voir le détail année par année
AnnéeTotal verséIntérêts cumulésCapital fin d'année
Mode d'emploi

Comment utiliser le calculateur

La cible s'indique, avec l' horizonDurée pendant laquelle un placement peut rester investi avant d'avoir besoin de l'argent.Voir le lexique → : le versement mensuel se calcule aussitôt.

1

La cible

Le montant à réunir se saisit, avec un éventuel capital déjà mis de côté.

2

L'échéance

Le nombre d'années disponibles pour l'objectif se règle.

3

Les hypothèses

Un rendement réaliste se choisit, en activant l'inflationHausse générale des prix, qui réduit le pouvoir d'achat d'un capital au fil du temps.Voir le lexique → si la cible correspond à un prix d'aujourd'hui.

4

Ajuster

L'effort mensuel se compare selon l'échéance : allonger la durée peut le réduire fortement.

Comprendre

Le temps, le meilleur levier

Pour un même objectif, deux choses jouent sur l'effort mensuel : la durée accordée au projet et le rendementGain produit par un placement sur une période, exprimé en pourcentage du montant investi.Voir le lexique →.

Plus tôt = moins lourd

Voici le versement mensuel pour réunir 30 000 € à 2,5 %/an (type fonds euros, sans plafond) selon l'horizon. Doubler la durée fait bien plus que diviser l'effort par deux.

Les intérêts font une partie du travail

Pour ce même objectif de 30 000 €, plus l'horizon est long, plus la part financée par les intérêts grandit, et moins il faut verser de sa poche. À ces niveaux de taux, ces intérêts compensent surtout l'inflation : pour un objectif lointain exprimé en prix d'aujourd'hui, l'option inflation est là pour ça.

Versements Les intérêts

Découper un grand objectif en petits gestes

Un montant à cinq chiffres peut intimider. Le ramener à un versement mensuel le rend concret et atteignable : c'est la différence entre « épargner 30 000 € » et « mettre 200 € de côté chaque mois ». Mieux vaut un objectif découpé, automatisé par un virement programmé, qu'un grand chiffre repoussé indéfiniment. Et si l'effort calculé dépasse le budget, deux leviers existent : allonger l'échéance, ou réviser le montant à la baisse.

Bon à savoir

L'essentiel à retenir

Donner un visage à l'objectif

Un objectif clair est plus motivant qu'une vague intention d'« épargner ». Apport pour un achat immobilier, études des enfants, complément de retraite, ou simple épargne de précaution (souvent 3 à 6 mois de dépenses) : un nom, un chiffre, une date.

Un support adapté à l'horizon

Pour un objectif proche (moins de 2-3 ans), la sécurité et la disponibilité priment : livrets réglementés, dans la limite de leurs plafonds. Entre 3 et 8 ans, ou une fois les plafonds atteints, le fonds euros prend le relais. Au-delà, un objectif lointain relève souvent de l'investissement, un autre univers avec du risque et des rendements espérés supérieurs : notre calculateur d'intérêts composés en montre la mécanique, risque de séquence compris.

L'inflation déforme les objectifs lointains

30 000 € dans 20 ans n'achèteront pas autant qu'aujourd'hui. Si la cible correspond à un pouvoir d'achat actuel (le prix d'un bien, par exemple), l'option inflation s'active : l'outil vise alors le montant futur équivalent, et l'effort mensuel augmente en conséquence.

Réviser en cours de route

La vie n'est pas linéaire. Refaites le calcul une fois par an : un rendement différent de l'hypothèse, un versement manqué ou une rentrée d'argent peuvent justifier d'ajuster le montant mensuel pour rester sur la trajectoire.

Et si l'inflation mange mon épargne ? +
C'est le vrai risque d'un objectif d'épargne : le capital est garanti en euros, pas en pouvoir d'achat. En cochant l'option, l'outil rejoue le versement sur la pire période d'années consécutives (de l'échéance choisie) de l'historique réel 1986-2025 : chaque livret rejoue sa propre série de taux moyens (Banque de France) : le Livret A et le LDDS (ex-Codevi, créé en 1983, rémunéré comme le Livret A depuis l'origine) partagent la même, le LEP (créé en 1982) a la sienne, historiquement supérieure, face à l'inflation constatée (INSEE), plafond actuel appliqué, comme en 2022-2023, où les prix montaient plus vite que les livrets. Il en déduit le versement qui aurait été nécessaire pour tenir l'objectif en pouvoir d'achat. Le passé ne préjuge pas de l'avenir, qui peut faire moins bien encore.
Que se passe-t-il si je ne tiens pas le rythme ? +
Ce n'est pas grave : l'objectif sera atteint un peu plus tard, ou pour un montant un peu inférieur. Refaites simplement le calcul avec une échéance ou une cible ajustée. L'important est la régularité sur la durée, pas la perfection chaque mois.
Quel support choisir ? +
Pour un objectif proche, la disponibilité prime : Livret A ou LDDS, retirables à tout instant. Le LEP, mieux rémunéré, est réservé aux foyers éligibles et plafonné à 10 000 €. Une fois les plafonds atteints, ou pour un objectif à plusieurs années, le fonds euros prend le relais, sans plafond. Le sélecteur de l'outil applique automatiquement le taux et le plafond du support choisi.
Qui peut ouvrir ces livrets ? +
Le Livret A est ouvert à tous, dans la limite d'un par personne. Le LDDS est réservé aux personnes majeures domiciliées fiscalement en France, un par personne. Le LEP est soumis à des conditions de revenus : le revenu fiscal de référence doit rester sous un plafond révisé chaque année (barème consultable sur service-public.fr), avec un livret par personne et deux au maximum par foyer fiscal. Le fonds euros, lui, est accessible via tout contrat d'assurance-vie, sans condition de revenus.
Et si mon objectif dépasse le plafond du livret ? +
Les versements sur un livret s'arrêtent à son plafond (22 950 € pour le Livret A, 12 000 € pour le LDDS, 10 000 € pour le LEP) ; seuls les intérêts continuent de s'ajouter. Si l'objectif dépasse ce que le livret peut atteindre à l'échéance, l'outil l'indique et affiche le capital maximal possible. Dans la pratique, on combine alors plusieurs supports, par exemple un LEP rempli, puis un Livret A, puis un fonds euros.
Le fonds euros est-il disponible rapidement ? +
Oui : l'argent d'un contrat d'assurance-vie n'est jamais bloqué, un rachat est possible à tout moment. Ce n'est en revanche pas instantané comme un livret : il faut compter en pratique de quelques jours à quelques semaines selon les assureurs, le Code des assurances leur laissant jusqu'à deux mois pour verser les fonds (art. L. 132-21).
Faut-il activer l'inflation ? +
Oui si la cible représente un pouvoir d'achat d'aujourd'hui (par exemple « de quoi m'acheter une voiture »). Non si c'est déjà un montant futur précis (par exemple « rembourser 30 000 € de prêt »).
Et si mon capital de départ suffit déjà ? +
Dans ce cas, l'outil affiche un versement mensuel de 0 € : le capital actuel, en fructifiant, atteint l'objectif sans effort supplémentaire. Il devient alors possible de viser plus haut ou de raccourcir l'échéance.

Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Le calcul repose sur des hypothèses constantes définies par l'utilisateur (rendement, durée, inflation) et ne constitue ni une prévision, ni un conseil en investissement, ni une garantie d'atteindre l'objectif. Taux en vigueur au 22 juillet 2026 : Livret A et LDDS 1,50 % (1,70 % à compter du 1ᵉʳ août 2026, annonce ministérielle), LEP 2,50 % (inchangé au 1ᵉʳ août 2026) ; taux révisés chaque 1ᵉʳ février et 1ᵉʳ août ; plafonds de versement appliqués au calcul (Livret A 22 950 €, LDDS 12 000 €, LEP 10 000 €). Sur les supports garantis, le capital ne baisse pas en euros, mais l'inflation peut dépasser le taux servi et réduire le pouvoir d'achat de l'épargne. Résultats hors fiscalité : les intérêts des livrets réglementés sont exonérés, ceux des autres supports dépendent de la situation individuelle de chacun. L'option « pire période réelle » rejoue, avec le versement calculé, la période d'années consécutives la plus défavorable en pouvoir d'achat des séries annuelles moyennes 1986-2025 : taux du Livret A ou du LEP selon le livret choisi (séries Banque de France, moyennes pondérées par mois) et inflation France (source INSEE), plafond actuel du livret appliqué, et en déduit le versement qui aurait été nécessaire pour tenir l'objectif en pouvoir d'achat de départ. Les évolutions passées ne sont pas un indicateur fiable de l'avenir, qui peut faire moins bien. Pour une décision adaptée à la situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel. Informations à jour au .