Outils · Rendement, frais & impôts

Calculateur de rendement net


Un rendement « brut » annoncé n'est jamais celui qui finit sur le compte. Entre les frais prélevés chaque année et l'impôt à la revente, l'écart peut être considérable. Cet outil traduit un rendement brut en rendement réellement encaissé : versements mensuels, frais de l'ETF et de la banque, fiscalité de l'enveloppe et inflation comprises, jusqu'au pouvoir d'achat réel.

Estimation, fiscalité simplifiée. Les taux d'imposition retenus sont des repères français courants (flat tax 31,4 %, PEA après 5 ans, etc.) appliqués aux plus-values à la sortie. Ils n'intègrent pas tous les cas particuliers (abattements, tranches). Ceci n'est ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement.
Vos hypothèses
7 %
%

ETF indiciels courants : 0,1 à 0,4 %/an, intégrés à la valeur de la part.

%

Courtier en ligne : ~0 à 0,2 % · banque traditionnelle : 0,4 à 0,6 % · assurance-vie en unités de compte : 0,5 à 0,9 %/an.

Réglages avancés : frais d'entrée, inflation
0 %

Prélevés une fois sur chaque somme versée (courants en assurance-vie : 0 à 3 % ; ~0 % en ligne).

2 %

Repère INSEE : ~1,8 %/an en moyenne en France sur 1986-2025 ; 2 % est la cible de la BCE.

20 ans
Rendement net annualisé
Valeur finale nette
Prélevé (frais + impôt)
dont frais : dont impôt :
Où va la valeur finale « idéale » (sans frais ni impôt)
Total versé · Gains nets gardés · Frais · Impôt ·
Valeur finale nette selon l'enveloppe

L'écart se creuse avec le temps

Survoler la courbe

La courbe est avant impôt : l'impôt s'applique en une fois à la revente.

Voir le détail année par année
AnnéeSans fraisAprès fraisÉcart (frais)
Mode d'emploi

Comment utiliser le calculateur

Le rendement brut, les frais et l'enveloppe se renseignent ; l'enveloppe : le rendement net apparaît instantanément.

1

La mise et le brut

Capital de départ, versement mensuel éventuel, et le rendement annuel annoncé avant toute déduction.

2

Les frais, séparés

Deux curseurs indépendants : le TER de l'ETF et les frais annuels de la banque ou de l'enveloppe ; leur somme est déduite chaque année. Les frais d'entrée, prélevés une fois par versement, vivent dans « Réglages avancés ».

3

L'enveloppe

Le cadre fiscal se choisit (CTO, PEA, assurance-vie…) ou un taux personnalisé.

4

Lire le net… et le réel

Rendement net annualisé (un vrai taux de rendement interne en cas de versements mensuels), valeur finale nette et son équivalent en pouvoir d'achat d'aujourd'hui, part partie en frais et impôts.

Comprendre

Deux ponctions, deux logiques

Les frais grignotent chaque année ; l'impôt frappe une fois, à la sortie. Et l'enveloppe change la donne.

À enveloppe différente, net différent

Pour les hypothèses saisies, voici le rendement net annualisé selon le cadre fiscal. Le même placement « rapporte » plus ou moins selon l'enveloppe choisie.

À gain égal, le taux de sortie change tout

Peu importe l'enveloppe, l'impôt frappe les mêmes gains, mais pas au même taux. Sur un compte-titres, la plus-value est taxée à 31,4 %. Dans un PEA de plus de 5 ans, l'impôt sur le revenu disparaît : il ne reste que 18,6 % de prélèvements sociaux. Dans une assurance-vie de plus de 8 ans, l'imposition tombe autour de 24,7 % (après un abattement annuel, non compté ici).

À performance identique (10 000 € à 7 %/an pendant 20 ans, soit près de 28 700 € de gains), voici ce qu'il en reste selon l'enveloppe. Même somme gagnée, mais jusqu'à 3 700 € d'écart à l'arrivée, uniquement à cause du taux de sortie.

Le seul levier vraiment contrôlable

Le rendement des marchés ne se décide pas, ni les règles fiscales. Mais les frais, eux, se choisissent : les frais, ceux de l'ETF comme ceux de l'établissement, sans oublier les frais d'entrée, et l'enveloppe. C'est pour cela qu'à rendement brut égal, privilégier des supports peu coûteux et un cadre fiscal adapté est l'un des rares « repas gratuits » de l'investissement. Pour creuser : nos outils dédiés à l'impact des frais et à la fiscalité de l'assurance-vie.

Bon à savoir

L'essentiel à retenir

Brut, net de frais, net d'impôt… net d'inflation

Le rendement brut est celui de l'actif. Les frais annuels s'en retirent : on obtient le rendement net de frais, celui qui compose réellement. Puis, à la revente, l'impôt sur les plus-values donne le rendement net d'impôt, le seul qui finit dans la poche. Reste un dernier étage : l'inflation déduite, le rendement réel mesure le vrai gain de pouvoir d'achat : c'est lui que l'outil affiche sous le taux net.

La fiscalité selon l'enveloppe (France)

En bref : compte-titres → flat tax de 31,4 % sur les gains. PEA de plus de 5 ans → exonéré d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux (18,6 %) restent. Assurance-vie de plus de 8 ans → un abattement annuel puis une imposition réduite (de l'ordre de 24,7 %). Livrets réglementés → exonérés. Avant ces seuils, la sortie est moins favorable : retirer d'un PEA avant 5 ans le clôture et ramène l'imposition à 31,4 % ; racheter une assurance-vie avant 8 ans coûte 30 %. C'est la marche que dessine la courbe rouge du graphique.

L'inflation ne s'oublie pas

Le calculateur l'intègre désormais : le curseur d'inflation se règle et le rendement réel se lit sous le taux net, calculé en composé, (1 + net) / (1 + inflation) − 1, pas en simple soustraction. Même net de frais et d'impôt, un rendement doit être comparé à l'inflation pour mesurer le gain de pouvoir d'achat réel. Un net de 3 % avec 2 % d'inflation, ce n'est qu'environ 1 % de gain réel.

Frais : petits chiffres, gros effets

Des frais annuels qui semblent minimes s'appliquent à un capital qui grossit : sur deux décennies, ils coûtent souvent plus cher que des frais d'entrée pourtant plus visibles. Exemple calculé (10 000 € + 100 €/mois à 5 % sur 20 ans) : 3 % d'entrée coûtent 2 013 € au total, quand 0,5 %/an en coûte 4 580 € : l'entrée se paie une fois, l'annuel pour toujours.

Et si je verse tous les mois ? +
Le versement mensuel se renseigne : chaque euro est capitalisé au mois près, les frais d'entrée s'appliquent à chaque versement, et le taux affiché devient un vrai taux de rendement interne (TRI), la seule mesure correcte quand l'argent entre progressivement, car un simple « (final / total versé) annualisé » sous-estimerait le rendement des sommes arrivées en dernier.
Frais d'entrée ou frais annuels : lesquels pèsent le plus ? +
Presque toujours les annuels, dès que l'horizon s'allonge : les frais d'entrée se paient une fois, les frais annuels rognent chaque année un capital qui grossit. Sur 10 000 € plus 100 €/mois à 5 % pendant 20 ans, 3 % d'entrée coûtent environ 2 013 € au total… quand 0,5 % par an en coûtent 4 580 €. Les deux curseurs se règlent pour comparer sur sa propre situation.
Faut-il regarder le rendement brut ou net ? +
Toujours le net, c'est-à-dire après frais et, idéalement, après impôt. Un rendement brut élevé peut cacher des frais élevés. Les placements se comparent sur une base nette comparable et, sur longue durée, en réel : inflation déduite.
Le PEA est-il toujours plus avantageux ? +
Fiscalement, après 5 ans, il est souvent très favorable (pas d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux). Mais il est limité aux actions européennes et plafonné. L'enveloppe la plus pertinente dépend des supports et de l'horizon.
Et l'abattement de l'assurance-vie ? +
Après 8 ans, un abattement annuel sur les gains (4 600 € seul, 9 200 € en couple) peut réduire, voire annuler, l'impôt sur le revenu pour des retraits mesurés. Cet outil applique un taux simplifié ; notre outil dédié à l'assurance-vie détaille ce mécanisme.
Les frais en valent-ils parfois la peine ? +
Parfois, si un service apporte une réelle valeur (accompagnement, gestion pilotée adaptée). Mais sur le long terme, peu de gérants battent durablement un placement diversifié à bas coût. Chaque dixième de pourcent compte.

Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Les calculs reposent sur des hypothèses constantes définies par l'utilisateur (rendement brut, frais, durée) et sur des taux d'imposition simplifiés appliqués aux plus-values à la sortie ; pour le PEA et l'assurance-vie, le taux dépend de l'âge du plan (seuils de 5 et 8 ans), et l'abattement annuel de l'assurance-vie n'est pas modélisé. Le rendement réel est calculé en composé, (1 + taux net) / (1 + inflation) − 1, avec l'inflation constante choisie dans l'outil. Les frais annuels saisis (TER de l'ETF + frais de l'établissement) sont additionnés et déduits du rendement chaque année, convention simplifiée commune à toutes les enveloppes. Les versements mensuels sont capitalisés au mois près ; les frais d'entrée sont prélevés dans l'enveloppe sur chaque somme versée (ils réduisent donc aussi le gain imposable) ; avec des versements, le taux net affiché est un taux de rendement interne (TRI). Ils n'intègrent pas l'ensemble des règles fiscales (abattements, tranches, prélèvements sociaux spécifiques) et ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs ; tout investissement comporte un risque de perte en capital. Pour une décision adaptée à la situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel. Informations à jour au .