Simulateur d'épargne mensuelle
Mettre de côté chaque mois répond d'abord à une question : pour quoi ? Se constituer un matelas de sécurité face aux imprévus, ou réunir une somme datée pour un projet. Ce simulateur montre ce que devient un versement régulier sur les supports faits pour ça (garantis et disponibles), plafonds compris, et ce que l'inflation peut en grignoter.
Plafonds de versements appliqués : Livret A 22 950 €, LDDS 12 000 €, LEP 10 000 €. Le LEP est réservé aux foyers sous conditions de revenus et le LDDS aux personnes majeures domiciliées fiscalement en France. Retrait immédiat sur les livrets ; quelques jours à quelques semaines pour le fonds euros.
Évolution de l'épargne
Survoler la courbe pour le détailRésultat indicatif et pédagogique : il ne constitue pas un conseil. Projection à taux constant, pas une prévision. En option (livrets réglementés), la courbe pointillée montre le pouvoir d'achat réel de la même épargne sur la pire période de l'historique 1986-2025, inflation déduite.
Voir le détail année par année
| Année | Total versé | Gains cumulés | Capital fin d'année |
|---|
Comment utiliser le simulateur
Trois réglages, et la comparaison entre supports s'affiche aussitôt.
Le versement
Le montant mis de côté chaque mois s'indique, avec un éventuel capital déjà disponible.
La durée
L'horizon du projet se choisit avec le curseur, de 1 à 40 ans.
Le support
Le support se sélectionne : livret réglementé, fonds euros, ou un autre taux garanti : son résultat est mis en avant, plafond compris.
Comparer
L'écart entre supports se lit, la courbe se suit, et le détail se déplie le détail année par année.
Ce qui fait grandir une épargne régulière
Sur des supports garantis, deux leviers décident du résultat : le montant versé, et la régularité dans le temps.
Le support joue, mais moins que le versement
Même somme, même durée : voici ce que deviennent 150 €/mois pendant 10 ans selon le support. À taux garantis proches, l'écart vient surtout des plafonds : LEP et fonds euros partagent le même taux, mais le LEP cesse de recevoir des versements une fois plein : sa barre de versements s'arrête net.
Commencer petit vaut mieux que ne rien faire
À rendement égal (2,5 %/an sur 10 ans), même un petit versement mensuel finit par compter. Une nuance : à ces niveaux de taux, les gains compensent surtout l'inflation : ils protègent la valeur de l'épargne plus qu'ils ne l'enrichissent.
La régularité, la meilleure alliée
Verser un montant fixe à intervalle régulier (ce qu'on appelle le versement programméVirement automatique et régulier vers un placement, pour épargner sans y penser.Voir le lexique → ou « DCA ») permet d'acheter à des prix variés au fil du temps : un peu plus cher quand les marchés montent, moins cher quand ils baissent. Sur le long terme, cela lisse les à-coups et évite de chercher « le bon moment », un piège dans lequel tombent même les investisseurs expérimentés. L'automatiser (virement programmé le lendemain de la paie) reste la façon la plus simple de s'y tenir.
L'essentiel à retenir
Pourquoi épargner tous les mois ?
Deux grands objectifs guident une épargne mensuelle. L'épargne de précaution d'abord : un matelas disponible immédiatement pour absorber les imprévus : on cite souvent, à titre de repère, l'équivalent de 3 à 6 mois de dépenses. Le projet daté ensuite : apport, voiture, travaux, voyage… L'échéance proche impose des supports garantis : pas le temps d'encaisser une baisse. D'autres raisons existent : lisser des dépenses prévisibles (impôts, vacances), se constituer une trésorerie d'indépendant, ou simplement installer l'habitude avant d'aller plus loin.
Quel support pour quel usage ?
Pour la précaution, la disponibilité prime : livrets réglementés (Livret ALivret d'épargne réglementé : capital garanti, intérêts exonérés d'impôt, taux fixé par l'État.Voir le lexique →, LDDS, et LEP pour les foyers éligibles, mieux rémunéré mais vite plafonné), retirables à tout instant et exonérés d'impôt. Pour un projet à quelques années, ou une fois les plafonds atteints, le fonds en euros de l'assurance-vie prend le relais : capital garanti par l'assureur, retrait en quelques jours à quelques semaines. À taux proches, le choix se joue moins sur le rendement que sur la disponibilité, les plafonds et la fiscalité.
Et une fois le matelas constitué ?
Quand la précaution est au niveau et qu'aucun projet proche ne mobilise l'épargne, la suite peut viser plus loin : des placements de long terme, plus risqués, relèvent alors de l'investissement, un autre univers avec ses propres règles. Pour visualiser l'effet du temps et des rendements composés, notre calculateur d'intérêts composés prend le relais ; et pour partir d'un objectif chiffré, l'outil Combien épargner par mois ? fait le calcul dans l'autre sens.
Se payer en premier
Plutôt que d'épargner « ce qu'il reste » en fin de mois, la mise de côté se fait dès la réception du salaire, via un virement automatique. C'est le moyen le plus efficace de transformer une bonne intention en habitude durable.
Combien devrais-je épargner par mois ? +
Que montre l'option « histoire réelle face à l'inflation » ? +
Le fonds euros est-il disponible rapidement ? +
Qui peut ouvrir ces livrets ? +
Que se passe-t-il quand un livret atteint son plafond ? +
Mon capital est-il garanti ? +
Puis-je modifier ou suspendre mes versements ? +
Ce simulateur tient-il compte des impôts et des frais ? +
Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Les taux de référence sont indicatifs et les projections reposent sur des hypothèses constantes ; elles ne constituent ni une prévision, ni un conseil en investissement, ni une recommandation de support. Taux en vigueur au 22 juillet 2026 : Livret A et LDDS 1,50 % (1,70 % à compter du 1ᵉʳ août 2026, annonce ministérielle du 15 juillet 2026), LEP 2,50 % ; taux révisés chaque 1ᵉʳ février et 1ᵉʳ août. Les intérêts des livrets réglementés sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux, avec un capital garanti par l'État. Le taux du fonds euros est une moyenne indicative : le rendement varie selon les contrats, les intérêts supportent les prélèvements sociaux (17,2 %) et le capital est garanti par l'assureur. L'option « histoire réelle » rejoue, avec les versements saisis et le plafond actuel du livret choisi, la période d'années consécutives la plus défavorable en pouvoir d'achat des séries annuelles moyennes 1986-2025 : taux du Livret A ou du LEP selon le livret (séries Banque de France, moyennes pondérées par mois) et inflation France (source INSEE). Les évolutions passées ne sont pas un indicateur fiable de l'avenir, qui peut faire moins bien. Pour une décision adaptée à la situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel. Informations à jour au .