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Et si j'avais investi… ?


Même indice, même somme — dix ans ou un quart de siècle — et des résultats sans commune mesure. Cet outil fait revivre cinq tranches d'histoire réelles du S&P 500, frais et fiscalité compris, pour montrer ce que le point d'entrée et la durée font vraiment d'un placement.

Histoire vraie, pas prédiction. Ces simulations rejouent des performances passées réelles du S&P 500. Le passé ne se répètera pas à l'identique et n'est pas un indicateur fiable des résultats futurs. L'objectif est pédagogique : comprendre le rôle du temps et de la régularité, pas prédire un rendement.
Votre investissement

Mettez 0 pour comparer un placement unique. Ajoutez un montant pour voir comment des versements réguliers amortissent les mauvaises séquences.

Enveloppe fiscale
0,20 %
0,50 %

Repères : PEA et CTO en ligne ~0 % · assurance-vie en unités de compte ~0,5 à 0,9 %/an.

Le verdict

Cinq trajectoires réelles, à somme identique

Survolez pour comparer année par année

Résultat indicatif et pédagogique : il ne constitue pas un conseil. Cinq rejeux historiques réels, à somme identique — trois fenêtres de dix ans (A, B, C) et deux quarts de siècle : 1985-2010 (D) et 2000-2025 (E) : entre durées différentes, comparez le rythme annuel (« Marché : x %/an ») plutôt que le montant final. Courbes nettes de frais, dividendes réinvestis (hypothèse ETF capitalisant), en dollars courants — hors inflation et hors effet de change euro/dollar ; la fiscalité, appliquée à la sortie, n'apparaît que dans les cartes. La séquence B (1999-2008) est la pire fenêtre de dix ans de tout l'historique 1975-2025 : elle est affichée d'office, pas cachée.

Performances annuelles du S&P 500, rendement total (dividendes réinvestis), en dollars — série publique S&P Dow Jones Indices, valeurs arrondies au dixième, à but pédagogique.

Voir le détail année par année (les 5 séquences)
Mode d'emploi

Comment lire cet outil

Une seule saisie alimente les cinq séquences : trois fenêtres de dix ans, plus deux quarts de siècle (1985-2010 et 2000-2025).

1

Votre mise

Saisissez la somme de départ et, si vous voulez, un versement mensuel : la même saisie alimente les cinq séquences, pour une comparaison à armes égales.

2

Choisissez l'enveloppe

PEA, assurance-vie ou CTO : chacune a ses règles fiscales à la sortie — l'outil applique celles de 2026. Sur CTO, une case « ETF distribuant » modélise en plus la taxation des dividendes à la réception.

3

Réglez les frais

Le TER de l'ETF et les frais annuels de l'enveloppe (préréglés quand vous changez d'enveloppe : ~0,6 %/an en assurance-vie, ~0 % en PEA ou CTO en ligne) sont déduits du rendement chaque année.

4

Lisez les cartes

De haut en bas : capital final net de frais, gain, rythme du marché, frais cumulés, « Après fiscalité » — ce qu'il vous reste vraiment — et, en vert, l'avantage fiscal de l'enveloppe par rapport à la flat tax.

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Observez les chemins

La courbe montre les trajectoires nettes de frais — envolées, krachs, rebonds. La fiscalité, elle, ne tombe qu'à la sortie : elle n'apparaît que dans les cartes.

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Jouez avec les paramètres

Changez d'enveloppe ou montez les frais et observez : certains frais réduisent aussi l'impôt (prélevés dans l'enveloppe), d'autres non — la note sous les curseurs vous dit lesquels, et pourquoi.

Comprendre

Le risque de séquence, et comment l'apprivoiser

Le rendement « moyen » du marché cache de grandes différences selon le moment où l'on entre — et selon ce qui reste après frais et impôts. Quatre leçons concrètes.

Trois décennies, trois rythmes

Le rendement annualisé du S&P 500 (en dollars) sur chacune de ces fenêtres de 10 ans illustre l'écart : de +19,2 %/an pour 1989-1998 à −1,4 %/an pour 1999-2008, en passant par +7,4 %/an pour 2004-2013. Les deux quarts de siècle encadrent le tableau : +10,7 %/an pour 1985-2010 (D), +8,1 %/an pour 2000-2025 (E) — même durée, points d'entrée opposés. Même indice : l'ordre des années et la durée font toute la différence — c'est cela, le risque de séquence.

Le pire moment pour entrer… et la parade

12 000 € placés début 2000, au sommet de la bulle Internet, valaient encore −9 % dix ans plus tard. Les mêmes 12 000 € versés à 100 €/mois sur 2000-2009 finissaient à +5 % : les versements réguliers achetaient aussi pendant les baisses. La parade n'est pourtant pas magique : sur 1999-2008, où le krach de 2008 tombe en fin de parcours, les versements réguliers finissent même un peu plus bas que le versement unique. La vraie protection, c'est la régularité et la durée — voir ci-dessous.

Enveloppe et frais : ce qu'il vous reste vraiment

Même marché, même mise : la part que vous gardez dépend de l'enveloppe et de ses frais. Exemple calculé sur la séquence A (10 000 €, TER 0,20 %, frais d'assurance-vie 0,60 %/an, abattement d'une personne) : chaque barre part du même brut — seule la découpe change.

Net conservé Impôts et PS Frais cumulés

Sur la décennie 2000-2009, l'une des plus difficiles de l'histoire récente.

Sur le long terme, l'écart se resserre

La séquence pèse lourd sur 10 ans, beaucoup moins sur 20 ou 30. Sur notre série 1975-2025, une détention de 20 ans a rapporté entre +5,6 %/an (1999-2018) et +17,9 %/an (1980-1999) selon le point d'entrée : toujours positif, mais du simple au triple. Nos deux quarts de siècle l'illustrent : +10,7 %/an (1985-2010) contre +8,1 %/an (2000-2025). Le temps ne supprime pas le risque de séquence — il en réduit la portée.

Bon à savoir

L'essentiel à retenir

Qu'est-ce que le « risque de séquence » ?

C'est l'idée que l'ordre dans lequel les bonnes et mauvaises années surviennent change le résultat — surtout pour un placement unique et sur une durée limitée. Subir un krach juste après être entré laisse des traces durables ; le subir après des années de hausse est bien moins douloureux. Nos séquences D et E le montrent à durée égale : 26 ans chacune, et 2,6 points d'écart annuel selon le seul point d'entrée.

La régularité, un amortisseur — pas un bouclier

Verser à intervalle régulier (versement programmé) répartit vos points d'entrée sur de nombreux mois. Vous achetez automatiquement davantage quand les cours sont bas, ce qui atténue l'effet d'une mauvaise séquence — sans jamais l'annuler : sur 1999-2008, où le krach tombe en fin de parcours, les versements réguliers ont même fait un peu moins bien que le versement unique. L'autre moitié de la protection, c'est la durée.

Le S&P 500, en bref

C'est l'indice des quelque 500 plus grandes entreprises cotées américaines — le plus suivi au monde. Les chiffres utilisés ici sont son rendement total (dividendes réinvestis), en dollars : série publique S&P Dow Jones Indices, 1975-2025, arrondie au dixième. On y accède en pratique via des ETF, le plus souvent capitalisants — les dividendes y sont réinvestis automatiquement, sans imposition en cours de route. C'est l'hypothèse de base de cet outil. Voir le lexique : ETFFonds coté en bourse répliquant un indice, à frais réduits.Voir le lexique →.

Les limites de cette simulation

Les chiffres sont des performances passées, en dollars — hors effet de change euro/dollar et hors inflation. Ils intègrent les frais annuels et la fiscalité 2026 que vous paramétrez, à titre indicatif : convention pédagogique, les règles fiscales actuelles sont appliquées à la sortie quelle que soit l'époque rejouée, et le traitement fiscal réel dépend de la situation individuelle de chacun. Ils ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs : la pire décennie du passé n'est pas une borne, l'avenir peut faire moins bien. À manier comme une leçon d'histoire, pas comme une boule de cristal.

Pourquoi 1989-1998 finit-il si haut, et 1999-2008 si bas ? +
Parce que l'ordre des années fait tout. 1989-1998, c'est la grande décennie haussière américaine : presque dix années de hausse quasi ininterrompue. 1999-2008 enchaîne au contraire deux krachs majeurs — l'éclatement de la bulle internet (2000-2002) puis la crise financière (2008) : c'est la pire fenêtre de dix ans de tout l'historique 1975-2025, où même des versements réguliers finissent sous la mise. Même somme, même durée : seule l'époque change.
Que racontent les séquences D et E (26 ans chacune) ? +
La séquence E, c'est l'histoire du pire point d'entrée du demi-siècle : investir début 2000, au sommet de la bulle Internet, puis traverser quatre secousses majeures — 2000-2002, 2008, 2020 et 2022. Résultat sur notre série : 10 000 € deviennent 75 386 € fin 2025 (en dollars courants, hors frais et fiscalité — voir la question sur l'inflation ci-dessous), soit +8,1 %/an sur 26 ans. La leçon n'est pas que « tout finit toujours par monter » — rien ne le garantit — mais que la durée a historiquement digéré même le pire timing, là où la séquence B, arrêtée à dix ans, restait en perte. Sa jumelle D (1985-2010), partie d'un marché porteur, atteint 141 068 € (+10,7 %/an) avec les mêmes 10 000 € : même durée, autre point d'entrée — c'est tout l'écart que la lettre du calendrier peut créer, même sur un quart de siècle.
Ces montants tiennent-ils compte de l'inflation ? +
Non : tous les montants sont en dollars courants, c'est-à-dire sans correction de l'inflation. Sur dix ans la déformation reste modérée, mais sur le quart de siècle de la séquence D elle devient considérable : l'inflation américaine cumulée sur 2000-2025 est d'environ +93 % (glissements annuels de l'indice CPI — série Bureau of Labor Statistics et Robert Shiller, via multpl.com). Les 75 386 $ de la séquence E représentent donc environ 39 100 $ de pouvoir d'achat de l'an 2000 — soit autour de +5,4 %/an en termes réels : toujours nettement positif, mais loin des +654 % affichés en nominal. Les cartes restent en dollars courants pour la lisibilité, mais une option affiche les courbes en pouvoir d'achat : chaque trajectoire est alors déflatée, année par année, vers les dollars de son point de départ. Sur longue durée, c'est bien le pouvoir d'achat qui compte.
Faut-il essayer de « timer » son entrée ? +
C'est extrêmement difficile, même pour les professionnels : personne ne sait à l'avance si l'on entre en haut ou en bas de cycle. Plutôt que de chercher le moment parfait, l'histoire plaide pour un horizon long et des versements réguliers, qui réduisent ce pari.
PEA, assurance-vie ou CTO : quelles différences ici ? +
Sur une sortie après 10 ans avec les règles 2026 : le PEA (ouvert depuis plus de 5 ans) exonère les gains d'impôt — restent 18,6 % de prélèvements sociaux ; l'assurance-vie (plus de 8 ans) taxe les gains à 7,5 % après un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), plus 17,2 % de prélèvements sociaux ; le CTO applique la flat tax de 31,4 % sans condition de durée. À frais égaux, l'écart peut représenter plusieurs milliers d'euros — l'outil le chiffre pour chaque séquence, avec la ligne « avantage fiscal de l'enveloppe ». Deux précisions : l'abattement de l'assurance-vie est annuel — l'outil le compte une fois (rachat en une seule année), mais des rachats étalés sur plusieurs années permettent de le réutiliser chaque année ; et l'assurance-vie conserve par ailleurs des atouts successoraux, hors du champ de cette simulation.
Pourquoi l'impôt change-t-il quand je modifie les frais ? +
Parce que l'impôt est calculé sur le gain réellement constaté, pas sur un gain théorique. Dans le PEA et l'assurance-vie, tous les frais sont prélevés à l'intérieur de l'enveloppe : ils réduisent la valeur de rachat, donc le gain imposable, donc l'impôt. Sur un CTO, c'est plus subtil : le TER de l'ETF est intégré à sa valeur (le gain imposable est déjà net de TER), mais les frais annuels du compte — les droits de garde — sont facturés à côté : ils réduisent votre capital sans réduire la flat tax. L'outil applique exactement ces règles, c'est pourquoi la ligne « dont impôts et PS » bouge avec certains frais et pas d'autres.
Pourquoi la fiscalité d'aujourd'hui sur des années passées ? +
Parce que la question utile est : « si je décaissais aujourd'hui, que resterait-il ? ». Les taux d'imposition ont changé plusieurs fois depuis 1975 ; rejouer la fiscalité de chaque époque serait invérifiable et sans intérêt pratique. L'outil applique donc les règles en vigueur (2026) au gain final — une convention assumée et documentée.
Et si je finis en perte ? +
Aucun impôt : il n'y a pas de gain à taxer, et l'outil affiche « aucun impôt ». Sur un CTO, une moins-value constatée lors d'une vente est par ailleurs imputable sur des plus-values de même nature pendant dix ans — un mécanisme qui n'existe pas dans le PEA ni l'assurance-vie.
Capitalisant ou distribuant : quelle différence ? +
Un ETF capitalisant réinvestit les dividendes automatiquement dans le fonds : aucune imposition en cours de route, la performance suit l'indice « rendement total » — c'est l'hypothèse de base de cet outil, et le choix le plus répandu pour du long terme. Un ETF distribuant vous verse les dividendes : dans un PEA ou une assurance-vie, ils restent dans l'enveloppe sans imposition (l'écart est négligeable) ; sur un CTO, chaque dividende reçu subit la flat tax de 31,4 % avant réinvestissement — un frottement fiscal annuel qui s'accumule. L'option « ETF distribuant » du CTO le modélise, avec le rendement du dividende réel de chaque année (source multpl.com, d'après Robert Shiller et Standard & Poor's) et un prix de revient ajusté des réinvestissements pour ne pas taxer deux fois.
Ces résultats incluent-ils les dividendes ? +
Oui : il s'agit du rendement total du S&P 500, dividendes réinvestis (série publique S&P Dow Jones Indices, en dollars). C'est la mesure la plus fidèle de ce que rapporte réellement un indice sur la durée — le cours seul sous-estime largement le résultat.
Et si j'ajoute des versements mensuels ? +
L'outil applique alors la performance de chaque année à un capital qui s'enrichit chaque mois. Vous verrez que la régularité rapproche les résultats des séquences de même durée : elle réduit la dépendance au point d'entrée.

Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Les simulations rejouent des performances passées réelles du S&P 500, rendement total annuel (dividendes réinvestis), en dollars, 1975-2025 — série publique S&P Dow Jones Indices, valeurs arrondies au dixième —, hors effet de change euro/dollar et hors inflation. Elles ne constituent ni une prévision, ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat. Elles intègrent les frais annuels saisis, déduits du rendement chaque année (hors frais de transaction et d'entrée), et une estimation de la fiscalité 2026 à la sortie selon l'enveloppe choisie : CTO 31,4 % (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux), PEA de plus de 5 ans 18,6 % (prélèvements sociaux seuls, gains exonérés d'impôt), assurance-vie de plus de 8 ans 7,5 % après abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € (appliqué une seule fois : hypothèse d'un rachat total en une année) plus 17,2 % de prélèvements sociaux (paramètres 2026, LFSS 2026). Convention pédagogique : règles actuelles appliquées à la sortie, quelle que soit l'époque rejouée ; frais du PEA et de l'assurance-vie prélevés dans l'enveloppe (déduits du gain imposable), droits de garde du CTO prélevés hors assiette (non déductibles de la flat tax). Hypothèse de base : ETF capitalisant (dividendes réinvestis sans imposition intermédiaire) ; l'option « pouvoir d'achat » déflate les courbes avec l'inflation américaine annuelle (glissement CPI, série Bureau of Labor Statistics et Robert Shiller via multpl.com), chaque séquence étant exprimée en dollars constants de son année de départ ; l'option « ETF distribuant » du CTO taxe chaque dividende annuel à 31,4 % à la réception (rendement du dividende au début de chaque année, source multpl.com d'après Robert Shiller et Standard & Poor's) puis réinvestit le net, en ajustant le prix de revient pour la taxation de sortie. Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chacun et peut évoluer — ceci n'est pas un conseil fiscal. La séquence B (1999-2008) est la pire fenêtre de dix ans de cet historique ; elle n'est pas une borne, et les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs ; investir en actions comporte un risque de perte en capital. Pour une décision adaptée à votre situation, rapprochez-vous d'un professionnel. Informations à jour au .