Outils · Rendement, frais & impôts

Impact des frais sur 20 ans


1 % de frais par an, ça paraît anodin. Mais ce pourcentage se prélève chaque année sur un capital qui grossit, et il ronge aussi les intérêts que cette somme aurait produits. Sur deux ou trois décennies, l'addition devient spectaculaire. Cet outil chiffre ce que vos frais vous coûtent vraiment — en comparant, ligne à ligne, une banque classique et un courtier en ligne.

Comparaison à rendement brut égal. Les scénarios partagent le même rendement avant frais : on isole ainsi l'effet des seuls frais. Le « coût des frais » additionne les sommes prélevées et le manque à gagner (les intérêts que ces sommes auraient générés). Ceci n'est pas un conseil en investissement.
Votre placement
7 %

Avant frais. Identique pour tous les scénarios comparés.

20 ans
Les frais à comparer
Banque classiqueCourtier en ligne
Frais d'entrée / sur versements une fois, sur chaque somme versée
Gestion du contrat %/an — assurance-vie en unités de compte
Frais des supports %/an — par défaut, ce qu'on vous propose : fonds actif en agence (~1,7), ETF chez le courtier (~0,2). Le TER d'un même ETF est identique partout : pour comparer à support égal, mettez 0,2 des deux côtés — l'écart restant mesure le pur coût du canal. Et un fonds actif logé chez un courtier en ligne garde son TER (~1,7) : mettez 1,7 des deux côtés pour le vérifier — la rétrocession est alors encaissée par le courtier, c'est son modèle.
dont rétrocession au distributeur pour information — déjà comprise dans les frais des supports ci-dessus, non ajoutée au total
≈ 0,5 à 1 pt (fonds maison) ≈ 0 sur ETF — encaissée par le courtier si fonds actif
Arbitrages convention : coût moyen ramené à l'année
Total

Côté banque, les frais du fonds incluent le plus souvent une rétrocession d'environ 0,5 à 1 point reversée au distributeur : ce n'est pas un coût en plus (déjà compté dans les 1,7 %), mais cela explique pourquoi ces fonds vous sont proposés. Ordres de grandeur indicatifs, calés sur l'Observatoire des produits d'épargne financière (CCSF, données ACPR 2025) : gestion des contrats en UC 0,88 % en moyenne ; frais sur versement affichés des grands contrats bancaires souvent 2 à 3 % mais négociables (moyenne réellement prélevée tous canaux : ~0,57 %). Chaque contrat a sa grille — vérifiez le document d'informations clés.

Coût des frais — banque classique
Valeur finale — banque classique
Gain en passant au courtier
Sur la valeur de référence (0 % de frais, théorique), ce qui vous reste
Ce qui vous reste · Parti en frais ·
Valeur finale selon les frais annuels

L'écart se creuse, année après année

Survolez la courbe
Voir le détail année par année
AnnéeRéférence théorique (0 %)Vos fraisCoût cumulé
Mode d'emploi

Comment utiliser le calculateur

Décrivez votre placement, puis comparez deux niveaux de frais sur la même base.

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Votre placement

Indiquez le capital de départ, votre versement mensuel et la durée.

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Le rendement brut

Choisissez un rendement annuel avant frais, identique pour tous les scénarios.

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Les deux niveaux de frais

Remplissez la grille ligne à ligne — entrée, gestion du contrat, supports, arbitrages — pour la banque classique et le courtier en ligne. Les moyennes préremplies sont des ordres de grandeur du marché, modifiables ; le total de chaque colonne s'affiche en bas.

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Mesurez l'écart

Coût total des frais, valeur finale, et ce que vous gagneriez en réduisant les frais.

Comprendre

Pourquoi 1 % change tout

Les frais ne sont pas un coût ponctuel : ils s'appliquent chaque année à un capital plus gros, et privent vos intérêts de leurs propres intérêts.

Le coût gonfle avec le temps

Plus l'horizon est long, plus le manque à gagner s'envole — pas de façon linéaire, mais accélérée. Voici le coût de vos frais actuels selon la durée.

Coût cumulé des frais à 10, 20 et 30 ans.

Courtier en ligne contre banque classique

À rendement brut égal, un placement peu coûteux laisse une valeur finale nettement supérieure sur le long terme. Exemple sur 30 ans, avec vos hypothèses.

Valeur finale à 30 ans selon les frais.

Le seul paramètre vraiment sous votre contrôle

Personne ne maîtrise le rendement futur des marchés. Les frais, eux, sont connus à l'avance et certains. C'est pourquoi, à stratégie comparable, choisir des supports peu coûteux est l'un des rares gestes dont l'effet est mécanique : des frais plus bas laissent, toutes choses égales par ailleurs, davantage de capital travailler pour vous. Peu coûteux ne veut pas dire gratuit : viser 0 % est illusoire — un intermédiaire sérieux se rémunère, la vraie question est combien, et en échange de quoi. Pensez à regarder tous les frais : frais d'entrée, frais de gestion annuels du support (le « TER » d'un fonds ou d'un ETF), frais de l'enveloppe (assurance-vie), frais d'arbitrage et de courtage.

Bon à savoir

L'essentiel à retenir

Les principaux frais en France

Frais d'entrée : prélevés à chaque versement (souvent négociables, voire nuls en ligne). Frais de gestion annuels : le poste le plus lourd sur la durée — ceux du support (TER) et, le cas échéant, ceux de l'enveloppe (assurance-vie). Frais d'arbitrage : quand vous changez de support. Frais de courtage : à chaque ordre, sur un compte-titres ou un PEA.

Fonds indiciels vs fonds actifs

Les fonds indiciels et ETF se contentent de répliquer un indice : leurs frais sont très bas (souvent 0,05 à 0,4 %). Les fonds gérés activement facturent davantage (souvent 1,5 à 2,5 %) pour tenter de « battre le marché » — ce que peu réussissent durablement, surtout une fois les frais déduits.

L'arbitrage, c'est quoi exactement ?

Arbitrer, c'est déplacer une somme d'un support à un autre à l'intérieur du même contrat — par exemple du fonds euros vers un ETF actions — sans sortir d'argent, donc sans passer par la case impôt. Certains contrats facturent chaque mouvement (souvent 0,5 à 1 % du montant déplacé, parfois un forfait) ; la plupart des courtiers en ligne l'offrent. D'où la convention de la grille : un arbitrage par an portant sur environ 30 % du contrat, facturé 0,5 %, revient à ~0,15 % du patrimoine par an — et 0 quand c'est gratuit. (Schéma illustratif.)

VOTRE CONTRAT D'ASSURANCE-VIE Fonds euros support de départ ETF actions support d'arrivée arbitrage frais éventuels : 0,5 à 1 % du montant déplacé — souvent 0 en ligne L'argent reste dans le contrat : pas de retrait, pas d'imposition déclenchée.

La rétrocession : pourquoi on vous propose ce fonds-là

Suivez l'argent. Vous payez les frais du fonds actif — environ 1,7 % par an, prélevés dans sa valeur. La société de gestion en reverse une partie, souvent 0,5 à 1 point, à la banque qui vous l'a distribué : c'est la rétrocession. Rien d'illégal — la réglementation impose de la mentionner dans les documents du contrat — mais un biais structurel à connaître : le conseiller gagne davantage en plaçant le fonds maison chargé qu'un ETF à 0,2 % qui ne rétrocède rien. Elle est incluse dans les frais du fonds, jamais facturée en plus — c'est pourquoi la grille l'affiche en pointillé, pour information, sans l'ajouter au total. (Schéma illustratif.)

Vous l'épargnant Société de gestion gère le fonds actif frais du fonds ~1,7 %/an Banque qui distribue le fonds rétrocession ≈ 0,5–1 pt = sa rémunération pour vous l'avoir « conseillé »

L'effet « intérêts perdus »

Quand des frais sont prélevés, ce n'est pas seulement la somme qui manque : ce sont aussi tous les intérêts qu'elle aurait générés les années suivantes. C'est ce double effet qui rend les frais si coûteux sur le long terme — exactement le mécanisme des intérêts composés, mais à l'envers.

Comparer ce qui est comparable

Avant de choisir, ramenez toujours les placements à leurs frais totaux annuels. Et distinguez deux comparaisons : à support identique (le même ETF garde son TER partout — s'il est au catalogue, rare en assurance-vie bancaire), l'écart mesure le canal de distribution : contrat, entrée, arbitrages. À parcours réel (fonds maison contre ETF), il ajoute le coût du support qu'on vous propose — c'est le réglage par défaut de la grille, et les rétrocessions expliquent pourquoi. Un rendement passé flatteur ne dit rien de l'avenir ; un niveau de frais élevé, lui, est une certitude qui pèsera chaque année.

Pourquoi ne pas viser 0 % de frais ? +
Parce que le « zéro » n'existe pas : la courbe à 0 % est une référence de calcul, pas un objectif atteignable. Tout intermédiaire se rémunère — par des frais visibles, ou par des revenus moins visibles : marges sur le change, écarts entre prix d'achat et de vente, prêt de titres, services facturés à côté. Un placement « gratuit » se paie toujours quelque part. L'objectif réaliste, c'est bas et transparent : un ETF autour de 0,2 % chez un courtier en ligne, soit 0,2 à 0,3 % de frais totaux — la colonne de droite de cet outil.
C'est quoi, une rétrocession ? +
Quand une banque vous propose « ses » fonds, la société de gestion lui reverse une partie des frais du fonds — souvent 0,5 à 1 point sur les ~1,7 % annuels. Ce n'est pas un coût qui s'ajoute (il est déjà dans les frais du fonds), mais c'est la clé pour comprendre le conseil reçu : le distributeur gagne davantage sur un fonds chargé que sur un ETF à 0,2 % qui ne rétrocède rien. C'est pourquoi cet outil la signale sous la grille, sans la compter deux fois.
1 % de frais, est-ce vraiment beaucoup ? +
Sur un an, non. Sur 20 ou 30 ans, oui : comme les frais se prélèvent chaque année sur un capital croissant, ils peuvent absorber une part importante de vos gains. L'outil ci-dessus le chiffre pour votre situation.
Où trouver le niveau de frais d'un placement ? +
Dans le document d'information clé (DIC/DICI) du support, à la ligne des frais courants, et dans les conditions de l'enveloppe (assurance-vie, PEA, compte-titres). Additionnez frais du support et frais de l'enveloppe.
Des frais plus élevés garantissent-ils un meilleur rendement ? +
Non. Rien ne prouve qu'un fonds plus cher rapporte plus ; sur longue période, la majorité des fonds actifs font moins bien qu'un simple indice à bas coût une fois les frais déduits.
Comment réduire ses frais ? +
Privilégier les supports indiciels/ETF, choisir une enveloppe à frais de gestion réduits, limiter les arbitrages inutiles et comparer les courtiers. Chaque dixième de pourcent économisé compte sur la durée.

Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Les calculs reposent sur des hypothèses constantes que vous définissez (rendement brut, frais, durée, versements) et supposent un rendement régulier, ce qui n'est jamais le cas en réalité. Le « coût des frais » est estimé par différence avec un scénario sans frais (référence théorique) et inclut le manque à gagner ; chaque colonne additionne gestion du contrat, frais des supports et arbitrages (convention : coût moyen ramené à l'année), les frais d'entrée étant prélevés une fois sur chaque somme versée. Les valeurs préremplies sont des moyennes indicatives du marché français, inspirées notamment de l'Observatoire des produits d'épargne financière (CCSF, données ACPR 2024-2025), pas la grille d'un établissement précis ; les rétrocessions, incluses dans les frais des fonds, ne sont pas comptées en plus. Ces résultats ne constituent ni une prévision, ni un conseil en investissement. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs ; tout investissement comporte un risque de perte en capital. Pour une décision adaptée à votre situation, rapprochez-vous d'un professionnel. Informations à jour au .