Fiscalité de l'assurance-vie
Lors d'un retrait d'assurance-vie, seule la part de gains de ce retrait est imposée, jamais le capital versé. Et après 8 ans, un abattement annuel rend cette fiscalité particulièrement douce. Cet outil chiffre l'impôt d'un rachat selon la situation saisie.
Le total versé sur ce contrat. Le taux réduit de 7,5 % s'applique jusqu'à 150 000 € de versements, un plafond apprécié tous contrats confondus.
La somme déposée sur le contrat (le capital).
Valeur de rachat actuelle, telle qu'affichée par l'assureur. La différence avec les versements constitue les gains.
Sa valeur totale aujourd'hui (capital + gains).
Le montant du retrait envisagé : il contiendra mécaniquement une part de capital et une part de gains.
Détermine l'abattement après 8 ans : 4 600 € (seul) ou 9 200 € (couple).
Réglages avancés : abattement déjà utilisé cette année
L'impôt selon le montant retiré
Survoler la courbeVoir le détail selon les cas
| Cas | Gains imposés | Impôt revenu | Prélèv. sociaux | Impôt total | Net reçu |
|---|
Comment utiliser le calculateur
Quelques chiffres du contrat suffisent à estimer l'impôt d'un retrait.
Versements & valeur
Le total versé et la valeur actuelle s'indiquent : l'écart, ce sont les gains.
Le retrait
La somme à retirer se saisit (rachat partiel ou total).
Âge & situation
L'ancienneté du contrat (8 ans ou plus) se précise, ainsi que la situation (seul ou en couple).
Lire l'impôt
Impôt total, net perçu, et le montant encore possible sans IR.
Une fiscalité à part
L'assurance-vie obéit à deux principes qui la rendent très douce fiscalement : on ne taxe que les gains, et le temps joue en faveur de l'épargnant.
On ne taxe que les gains
Un retrait n'est jamais composé que de capital ou que de gains : il reprend la même proportion que le contrat. Seule la part de gains est imposée ; le capital ressort en franchise. Pour le contrat saisi, voici cette répartition.
Composition d'un retrait : capital vs gains.
Le cap des 8 ans, et l'astuce de l'abattement
À partir de 8 ans, les gains rachetés profitent chaque année d'un abattement de 4 600 € (seul) ou 9 200 € (couple) sur l'impôt sur le revenu. En dessous de ce seuil, aucun IR ; seuls les prélèvements sociaux restent dus.
Astuce connue des épargnants : un retrait fin décembre puis un autre début janvier permet d'utiliser deux fois l'abattement à un mois d'intervalle. L'abattement, lui, ne réduit jamais les 17,2 % de prélèvements sociaux.
L'autre grand atout : la transmission au décès
Tout ce qui précède (calculateur compris) ne concerne que les retraits du vivant de l'assuré. Au décès du titulaire, la logique change entièrement : les gains du contrat échappent définitivement à l'impôt sur le revenu (personne ne le paiera jamais : ni l'assuré, ni ses bénéficiaires) ; l'assureur retient seulement les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains qui n'y ont pas encore été soumis, puis s'applique une fiscalité successorale propre à l'assurance-vie. Pour les primes versées avant les 70 ans de l'assuré, chaque bénéficiaire désigné profite d'un abattement de 152 500 € sur les capitaux transmis (au-delà : 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %). Pour les primes versées après 70 ans, c'est un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus), et, dans ce cas, les gains restent exonérés. C'est une fiscalité distincte de celle des rachats, souvent décisive dans une stratégie patrimoniale ; un professionnel pourra l'adapter à chaque situation.
L'essentiel à retenir
Comment l'impôt est calculé
Tant que rien n'est retiré, aucune imposition. Lors d'un rachat, on calcule la part de gains qu'il contient (au prorata des gains du contrat), et seule cette part est taxée. Le reste, c'est le capital : il ressort sans impôt.
Avant et après 8 ans
Avant 8 ans : la part de gains est soumise à 12,8 % d'impôt sur le revenu (ou au barème sur option) + 17,2 % de prélèvements sociaux. Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 / 9 200 €, puis 7,5 % d'IR jusqu'à 150 000 € de versements (12,8 % au-delà), toujours + 17,2 % de prélèvements sociaux.
Les prélèvements sociaux, incontournables
Les 17,2 % de prélèvements sociaux s'appliquent à tous les gains rachetés, quel que soit l'âge du contrat, et l'abattement des 8 ans ne les réduit pas. Sur un fonds en euros, ils sont souvent prélevés chaque année ; sur des unités de compte, au moment du rachat.
Le prélèvement de 7,5 %, en pratique
Après 8 ans, l'assureur prélève d'abord 7,5 % sur la part de gains, puis l'administration régularise lors de la déclaration en tenant compte de l'abattement : en restant sous le seuil, le trop-perçu est remboursé l'année suivante.
Si je ne retire rien, suis-je imposé ? +
L'abattement de 4 600 / 9 200 € est-il par contrat ? +
Faut-il choisir le prélèvement à 7,5 % ou le barème ? +
Le rachat total fonctionne-t-il pareil ? +
Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Le calcul porte sur la part de gains d'un rachat, au prorata des gains du contrat, en supposant des versements postérieurs au 27 septembre 2017. Il applique l'abattement de 4 600 / 9 200 € (impôt sur le revenu uniquement) après 8 ans, le taux de 7,5 % jusqu'à 150 000 € de versements et 12,8 % au-delà, ainsi que 17,2 % de prélèvements sociaux. Il ne traite pas les versements antérieurs à 2017, les anciens contrats, les prélèvements sociaux déjà acquittés, l'option pour le barème, ni la fiscalité au décès. Informations à jour au . Les taux et règles correspondent à 2026 et peuvent évoluer. Ceci ne constitue pas un conseil fiscal. Pour chaque situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel ou du simulateur officiel des impôts.