Flat tax (PFU) ou barème ?
Dividendes, intérêts et plus-values sont taxés par défaut à la flat tax de 31,4 %. Mais le barème progressif reste ouvert sur option, parfois bien moins coûteux, surtout quand la tranche d'imposition est basse. Cet outil compare les deux et montre lequel coûte le moins cher.
Intérêts imposables : comptes à terme, livrets bancaires fiscalisés, obligations en compte-titres.
Dividendes d'actions ou de fonds/ETF distribuants (seuls éligibles à l'abattement de 40 % au barème).
Plus-values de cession réalisées en compte-titres (ETF capitalisants inclus, à la revente).
Réglages avancés : titres acquis avant 2018
L'abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent calculés sur la plus-value entière.
C'est le taux qui frappe le dernier euro de revenu. Il se trouve sur l'avis d'impôt (rubrique « autres informations »).
À partir de quelle tranche la flat tax reprend l'avantage ?
Barres = barème · ligne = flat taxVoir le tableau selon la tranche
| Votre TMI | Flat tax (PFU) | Barème | Option la moins chère |
|---|
Un cas concret, pas à pas
Camille a perçu 2 000 € de dividendes d'actions cette année et se situe dans la tranche à 30 %. Faut-il garder la flat tax ou cocher le barème ? Déroulons les deux calculs.
Et si Camille était dans la tranche à 11 % ?
Le verdict s'inverse. Au barème, l'impôt sur le revenu tombe à 11 % × 1 200 € = 132 €, dont on retire ≈ 15 € de CSG déductible, soit ≈ 117 €. En ajoutant les 372 € de prélèvements sociaux (toujours dus), le barème revient à ≈ 489 €, contre 628 € en flat tax. Cette fois, cocher le barème lui fait économiser ≈ 139 €. La règle à retenir : plus la tranche d'imposition est basse, plus le barème devient intéressant.
Comment utiliser le comparateur
Trois informations suffisent : le type de revenu, son montant et la tranche d'imposition.
Le panier de l'année
Ce qui a été réellement perçu se renseigne : intérêts, dividendes, plus-values. L'option pour le barème étant globale (case 2OP), c'est l'ensemble du panier qui bascule, jamais une ligne isolée.
Les titres anciens, si besoin
Si les plus-values portent sur des titres achetés avant 2018, les réglages avancés s'ouvrent : un abattement de 50 ou 65 % peut s'appliquer à l'impôt sur le revenu, jamais aux prélèvements sociaux.
La TMI
La tranche marginale d'imposition se sélectionne. En cas de doute, 30 % est le point de départ courant.
Comparer
L'outil chiffre l'impôt dans les deux cas et indique l'option la moins coûteuse.
Pourquoi le barème peut gagner
Au barème, deux mécanismes peuvent faire pencher la balance : l'abattement sur les dividendes et la CSG déductible.
L'abattement de 40 % sur les dividendes
Avec l'option barème, seuls 60 % des dividendes sont soumis à l'impôt sur le revenu. Cet abattement n'existe pas avec la flat tax : c'est pourquoi les dividendes profitent davantage du barème que les intérêts ou plus-values.
Part du revenu soumise à l'impôt sur le revenu, au barème.
La CSG déductible : un bonus discret
En choisissant le barème, une partie de la CSG payée (6,8 % du revenu) devient déductible des revenus imposables de l'année suivante. À une TMI de 30 %, cela représente environ 2 % du revenu récupérés, en plus de l'avantage du barème lui-même.
Avec la flat tax, aucune fraction de CSG n'est déductible : l'impôt est définitif.
1 000 € de dividendes au barème : la cascade complète
À une TMI de 30 %, chaque étape se suit, et l'on remarque que les prélèvements sociaux ignorent l'abattement : ils frappent le montant brut. (Schéma illustratif.)
Dividendes reçus ou réinvestis : ça change tout
Précision utile pour bien choisir le mode de calcul : en mode « Dividendes », cet outil vise les dividendes que l'on perçoit réellement : actions détenues en direct, ou fonds et ETF distribuants (qui reversent les dividendes sur le compte). Ceux-là sont imposés chaque année, qu'ils soient dépensés ou réinvestis soi-même.
Avec des ETF capitalisants (on dit aussi « accumulants »), c'est différent : les dividendes sont automatiquement réinvestis à l'intérieur du fonds, rien n'est touché directement. Il n'y a donc aucune imposition annuelle sur ces dividendes : l'imposition n'intervient qu'au moment de la revente, sur la plus-value réalisée. Dans ce cas, c'est le mode « Plus-values » qui s'utilise. Sur un compte-titres, c'est un vrai atout : l'impôt est reporté dans le temps, et les sommes non taxées continuent de fructifier. (Dans un PEA ou une assurance-vie, la fiscalité est encore différente, propre à l'enveloppe.)
Attention : l'option barème est globale et pour toute l'année
On ne choisit pas le barème revenu par revenu. En cochant l'option (case 2OP de la déclaration), elle s'applique à l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l'année. Avec à la fois des dividendes (favorables au barème) et de grosses plus-values (souvent favorables à la flat tax), il faut raisonner sur le total, pas poste par poste. Le bon réflexe : refaire la comparaison chaque année, car la situation et les revenus changent.
L'essentiel à retenir
La flat tax (PFU), par défaut
Le prélèvement forfaitaire unique s'élève à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Il s'applique automatiquement aux dividendes, intérêts et plus-values mobilières, sans abattement. C'est simple et souvent avantageux pour les tranches élevées.
L'option pour le barème
Il est possible de renoncer à la flat tax et de soumettre ces revenus au barème progressif (case 2OP). Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans les deux cas ; la différence se joue donc sur l'impôt sur le revenu. En règle générale, le barème devient intéressant quand la TMI est faible (0 ou 11 %).
Le barème de l'impôt 2026 (par part)
- Jusqu'à 11 600 €0 %
- 11 601 € → 29 579 €11 %
- 29 580 € → 84 577 €30 %
- 84 578 € → 181 917 €41 %
- Au-delà de 181 917 €45 %
Pour estimer la TMI : le revenu net imposable se divise par le nombre de parts, puis la tranche se repère correspondante. Le taux de cette tranche est la TMI.
Comment choisir concrètement le barème ? +
Les prélèvements sociaux changent-ils selon l'option ? +
Le barème est-il toujours mieux quand on paie peu d'impôt ? +
Et pour les contrats comme le PEA ou l'assurance-vie ? +
Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Le calcul applique la tranche marginale d'imposition au revenu saisi et intègre l'abattement de 40 % sur les dividendes ainsi que la CSG déductible (6,8 %) en cas d'option pour le barème. Il ne tient pas compte de l'incidence de ce revenu sur la tranche, de la décote, du quotient familial, des autres revenus, ni du caractère global et annuel de l'option barème. Les taux et le barème indiqués correspondent aux règles 2026 et peuvent évoluer. Ces résultats ne constituent pas un conseil fiscal personnalisé. Pour une décision adaptée à la situation individuelle, la référence reste le simulateur officiel des impôts ou l'avis d'un professionnel. L'option pour le barème (case 2OP) est annuelle et globale : elle s'applique à l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l'année. La CSG déductible (6,8 %) s'impute sur le revenu imposable de l'année suivante : l'outil la présente en équivalent immédiat, sous réserve d'être imposable l'an prochain. Les prélèvements sociaux (18,6 %) restent dus sur les montants bruts, sans abattement. Les abattements pour durée de détention ne concernent que les titres acquis avant 2018, sur option barème. Ne sont pas modélisés ici : acomptes et dispenses d'acompte, contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, revenus exceptionnels, quotient familial. Barème 2026 (loi de finances 2026, revenus 2025). Informations à jour au .