Impact des frais sur 20 ans
1 % de frais par an, ça paraît anodin. Mais ce pourcentage se prélève chaque année sur un capital qui grossit, et il ronge aussi les intérêts que cette somme aurait produits. Sur deux ou trois décennies, l'addition devient spectaculaire. Cet outil chiffre ce que les frais coûtent vraiment, en comparant, ligne à ligne, une banque classique et un courtier en ligne.
Avant frais. Identique pour tous les scénarios comparés.
Côté banque, les frais du fonds incluent le plus souvent une rétrocession d'environ 0,5 à 1 point reversée au distributeur : ce n'est pas un coût en plus (déjà compté dans les 1,7 %), mais cela explique pourquoi ces fonds sont proposés. Ordres de grandeur indicatifs, calés sur l'Observatoire des produits d'épargne financière (CCSF, données ACPR 2025) : gestion des contrats en UC 0,88 % en moyenne ; frais sur versement affichés des grands contrats bancaires souvent 2 à 3 % mais négociables (moyenne réellement prélevée tous canaux : ~0,57 %). Chaque contrat a sa grille ; le document d'informations clés reste à vérifier.
L'écart se creuse, année après année
Survoler la courbeVoir le détail année par année
| Année | Référence théorique (0 %) | Vos frais | Coût cumulé |
|---|
Comment utiliser le calculateur
Le placement se décrit, puis se comparent deux niveaux de frais sur la même base.
Le placement
Le capital de départ s'indique, avec le versement mensuel et la durée.
Le rendement brut
Un rendement annuel avant frais se choisit, identique pour tous les scénarios.
Les deux niveaux de frais
La grille se remplit ligne à ligne (entrée, gestion du contrat, supports, arbitrages) pour la banque classique et le courtier en ligne. Les moyennes préremplies sont des ordres de grandeur du marché, modifiables ; le total de chaque colonne s'affiche en bas.
Mesurer l'écart
Coût total des frais, valeur finale, et l'économie qu'apporterait une réduction des frais.
Pourquoi 1 % change tout
Les frais ne sont pas un coût ponctuel : ils s'appliquent chaque année à un capital plus gros, et privent les intérêts de leurs propres intérêts.
Le coût gonfle avec le temps
Plus l'horizon est long, plus le manque à gagner s'envole, pas de façon linéaire, mais accélérée. Voici le coût des frais saisis selon la durée.
Coût cumulé des frais à 10, 20 et 30 ans.
Courtier en ligne contre banque classique
À rendement brut égal, un placement peu coûteux laisse une valeur finale nettement supérieure sur le long terme. Exemple sur 30 ans, avec les hypothèses saisies.
Valeur finale à 30 ans selon les frais.
Le seul paramètre vraiment contrôlable
Personne ne maîtrise le rendement futur des marchés. Les frais, eux, sont connus à l'avance et certains. C'est pourquoi, à stratégie comparable, choisir des supports peu coûteux est l'un des rares gestes dont l'effet est mécanique : des frais plus bas laissent, toutes choses égales par ailleurs, davantage de capital au travail. Peu coûteux ne veut pas dire gratuit : viser 0 % est illusoire : un intermédiaire sérieux se rémunère, la vraie question est combien, et en échange de quoi. Le réflexe : regarder tous les frais, frais d'entrée, frais de gestion annuels du support (le « TER » d'un fonds ou d'un ETF), frais de l'enveloppe (assurance-vie), frais d'arbitrage et de courtage.
L'essentiel à retenir
Les principaux frais en France
Frais d'entrée : prélevés à chaque versement (souvent négociables, voire nuls en ligne). Frais de gestion annuels : le poste le plus lourd sur la durée : ceux du support (TER) et, le cas échéant, ceux de l'enveloppe (assurance-vie). Frais d'arbitrage : au changement de support. Frais de courtage : à chaque ordre, sur un compte-titres ou un PEA.
Fonds indiciels vs fonds actifs
Les fonds indiciels et ETF se contentent de répliquer un indice : leurs frais sont très bas (souvent 0,05 à 0,4 %). Les fonds gérés activement facturent davantage (souvent 1,5 à 2,5 %) pour tenter de « battre le marché », ce que peu réussissent durablement, surtout une fois les frais déduits.
L'arbitrage, c'est quoi exactement ?
Arbitrer, c'est déplacer une somme d'un support à un autre à l'intérieur du même contrat (par exemple du fonds euros vers un ETF actions), sans sortir d'argent, donc sans passer par la case impôt. Certains contrats facturent chaque mouvement (souvent 0,5 à 1 % du montant déplacé, parfois un forfait) ; la plupart des courtiers en ligne l'offrent. D'où la convention de la grille : un arbitrage par an portant sur environ 30 % du contrat, facturé 0,5 %, revient à ~0,15 % du patrimoine par an, et 0 quand c'est gratuit. (Schéma illustratif.)
La rétrocession : pourquoi ce fonds-là est proposé
Suivre l'argent : les frais du fonds actif, environ 1,7 % par an, sont prélevés dans sa valeur. La société de gestion en reverse une partie, souvent 0,5 à 1 point, à la banque qui l'a distribué : c'est la rétrocession. Rien d'illégal : la réglementation impose de la mentionner dans les documents du contrat, mais un biais structurel à connaître : le conseiller gagne davantage en plaçant le fonds maison chargé qu'un ETF à 0,2 % qui ne rétrocède rien. Elle est incluse dans les frais du fonds, jamais facturée en plus : c'est pourquoi la grille l'affiche en pointillé, pour information, sans l'ajouter au total. (Schéma illustratif.)
L'effet « intérêts perdus »
Quand des frais sont prélevés, ce n'est pas seulement la somme qui manque : ce sont aussi tous les intérêts qu'elle aurait générés les années suivantes. C'est ce double effet qui rend les frais si coûteux sur le long terme : exactement le mécanisme des intérêts composés, mais à l'envers.
Comparer ce qui est comparable
Avant de choisir, tout placement se ramène à ses frais totaux annuels. Et il faut distinguer deux comparaisons : à support identique (le même ETF garde son TER partout, s'il est au catalogue, rare en assurance-vie bancaire), l'écart mesure le canal de distribution : contrat, entrée, arbitrages. À parcours réel (fonds maison contre ETF), il ajoute le coût du support proposé ; c'est le réglage par défaut de la grille, et les rétrocessions expliquent pourquoi. Un rendement passé flatteur ne dit rien de l'avenir ; un niveau de frais élevé, lui, est une certitude qui pèsera chaque année.
Pourquoi ne pas viser 0 % de frais ? +
C'est quoi, une rétrocession ? +
1 % de frais, est-ce vraiment beaucoup ? +
Où trouver le niveau de frais d'un placement ? +
Des frais plus élevés garantissent-ils un meilleur rendement ? +
Comment réduire ses frais ? +
Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Les calculs reposent sur des hypothèses constantes définies par l'utilisateur (rendement brut, frais, durée, versements) et supposent un rendement régulier, ce qui n'est jamais le cas en réalité. Le « coût des frais » est estimé par différence avec un scénario sans frais (référence théorique) et inclut le manque à gagner ; chaque colonne additionne gestion du contrat, frais des supports et arbitrages (convention : coût moyen ramené à l'année), les frais d'entrée étant prélevés une fois sur chaque somme versée. Les valeurs préremplies sont des moyennes indicatives du marché français, inspirées notamment de l'Observatoire des produits d'épargne financière (CCSF, données ACPR 2024-2025), pas la grille d'un établissement précis ; les rétrocessions, incluses dans les frais des fonds, ne sont pas comptées en plus. Ces résultats ne constituent ni une prévision, ni un conseil en investissement. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs ; tout investissement comporte un risque de perte en capital. Pour une décision adaptée à la situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel. Informations à jour au .