Indépendance financière (FIRE)
« Vivre de ses placements » a un prix chiffrable. Cet outil estime le capital nécessaire pour couvrir vos dépenses à partir de vos seuls revenus du patrimoine — la fameuse règle des 4 % — puis le temps qu'il vous faudrait pour l'atteindre.
4 % = retirer 1/25 du capital par an. Plus le taux est bas, plus le capital visé est élevé… mais plus la rente est durable.
Repère : le S&P 500 a fait ~12,5 %/an en nominal sur 1975-2025 (dividendes réinvestis) — 7 % est une hypothèse prudente. Non garanti.
Loyers nets de charges et vacance, hors revalorisation du bien. Fonds euros : 2,5 %/an · livrets : 1,7 % (constantes documentées).
Réglages avancés — frais, fiscalité, inflation
~0 % chez un courtier en ligne, souvent 0,3 à 0,5 % en banque traditionnelle.
S'appliquent aux unités de compte (la poche actions bascule en AV au-delà du plafond du PEA). Le rendement du fonds euros est déjà net de ces frais.
Repère INSEE : ~1,8 %/an en moyenne en France sur 1986-2025 ; 2 % est la cible de la BCE.
40 % actions (PEA) · 20 % fonds euros (assurance-vie) · 30 % immobilier locatif · 10 % livrets — un patrimoine largement diversifié, volontairement peu exposé à la volatilité d'un seul actif.
Votre marche vers l'indépendance
Résultat indicatif et pédagogique : il ne constitue pas un conseil. Loyers nets et retraits nets contre dépenses indexées — la note sous les curseurs détaille chaque hypothèse.
Et après ? Le capital pendant la rente
À partir du jour de l'indépendance, l'outil retire chaque année ce qu'il faut (net d'impôts, dépenses toujours indexées) : trait plein = vos hypothèses ; pointillé = la pire séquence historique réelle démarrant le jour même de la retraite. Un retrait trop haut érode puis épuise le capital financier. Les repères verticaux marquent l'espérance de vie moyenne en France (INSEE, 2024) : 80 ans pour les hommes, 85,6 ans pour les femmes ; l'axe s'arrête à 100 ans.
Voir le détail année par année
| Âge | Total versé | Gains cumulés | Capital fin d'année |
|---|
Comment utiliser le calculateur
Deux blocs : votre objectif de vie, puis votre situation actuelle pour estimer le chemin.
Vos dépenses… indexées
Indiquez votre budget mensuel actuel : l'outil l'augmente chaque mois de l'inflation choisie — la cible monte avec le coût de la vie.
Le taux de retrait
4 % est le repère historique (études américaines), 3-3,5 % la version prudente pour une retraite très longue. Il ne s'applique qu'aux poches financières — l'immobilier, lui, verse des loyers.
Le portefeuille et ses frais
Capital, épargne mensuelle, rendement des actions, locatif net : l'essentiel est sous vos yeux. Les paramètres fins — frais réels de chaque poche, TMI, abattement, inflation — vivent dans « Réglages avancés », avec des valeurs par défaut réalistes.
Lisez le chemin
L'indépendance est atteinte quand loyers nets + retraits nets couvrent vos dépenses indexées : la date, le patrimoine et la rente décomposée s'affichent, la note détaillant impôts et plafonds.
Éprouvez le plan
Cochez « pire séquence historique réelle » : la poche actions rejoue son pire parcours 1975-2025 pendant que le reste du patrimoine amortit — et le graphique de rente teste le même choc démarrant le jour de la retraite.
Et la suite ?
Le second graphique suit le capital pendant la rente, jusqu'à 100 ans, avec les repères d'espérance de vie française : survolez-le, montez le taux de retrait, et voyez quand — ou si — le capital s'épuise.
Les deux leviers de l'indépendance
Atteindre le FIRE ne dépend pas tant de vos revenus que de l'écart entre ce que vous gagnez et ce que vous dépensez.
Moins dépenser abaisse la montagne
Le capital nécessaire est proportionnel à vos dépenses : à 4 %, chaque euro de dépense annuelle exige 25 € de capital. Réduire son train de vie agit donc doublement.
Capital financier indicatif selon les dépenses (retrait 4 %, hors fiscalité et hors loyers — le moteur, lui, calcule tout).
Votre taux d'épargne fixe le calendrier
Ce qui compte, c'est la part de vos revenus que vous épargnez — et où elle se loge. Voici, calculée par le moteur avec les réglages par défaut, la répartition du patrimoine au jour de l'indépendance — chaque barre distingue le versé (plein) des gains (clair). Le plafond du PEA porte sur les versements, pas sur la valeur : ici, 150 000 € versés sont devenus environ un million, et les versements suivants ont continué en assurance-vie (UC).
Patrimoine au jour de l'indépendance, par poche (réglages par défaut).
L'angle mort de la règle des 4 % : le début de retraite
La règle des 4 % suppose un rendement « moyen ». Mais si un krach survient juste après l'arrêt du travail, on vend des parts au plus bas pour vivre — et le capital peut ne jamais s'en remettre. C'est exactement ce que le graphique « Et après ? » met à l'épreuve : la courbe pointillée y rejoue la pire séquence historique réelle démarrant le jour même de la retraite. Si elle tient jusqu'aux repères d'espérance de vie, le plan a de la marge ; sinon, un taux de retrait plus bas ou un coussin de sécurité s'imposent.
L'essentiel à retenir
FIRE, kézako ?
FIRE (« Financial Independence, Retire Early ») désigne le fait d'accumuler un capital suffisant pour que ses revenus du patrimoine couvrent ses dépenses, et ainsi cesser de dépendre d'un salaire. On n'est pas obligé d'arrêter de travailler : beaucoup visent surtout la liberté de choix.
D'où vient la règle des 4 % ?
Elle découle de travaux (souvent appelés « étude Trinity ») montrant que, sur l'historique américain, retirer 4 % d'un portefeuille diversifié la première année puis ajuster de l'inflation laissait, dans la grande majorité des cas, le capital survivre 30 ans. C'est un point de départ, pas une loi universelle.
Les limites à garder en tête
Cet outil déduit désormais vos frais annuels et peut couvrir la fiscalité des retraits dans la cible. Il suppose en revanche un rendement régulier — l'option « pire séquence historique réelle » permet justement d'éprouver cette hypothèse. Enfin, il raisonne hors pension de retraite : en France, vos droits à la retraite viendront s'ajouter, ce qui peut réduire le capital à constituer.
En pratique, en France
Il n'existe pas d'enveloppe « FIRE » dédiée : on combine généralement PEA, assurance-vie et compte-titres. Les retraits sont fiscalisés sur leur part de gains — c'est précisément ce que l'outil calcule : flat tax de 31,4 % sur CTO, 18,6 % de prélèvements sociaux sur un PEA de plus de 5 ans, et pour l'assurance-vie de plus de 8 ans l'abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € joue à plein, puisque l'on rachète chaque année. Cochez « couvrir la fiscalité » pour voir la cible s'ajuster.
Comment la fiscalité des retraits est-elle calculée ? +
La règle des 4 % est-elle fiable ? +
Pourquoi viser 3 ou 3,5 % plutôt que 4 % ? +
Et l'inflation ? +
Que devient le capital une fois indépendant ? +
C'est quoi le « Coast FIRE » ? +
Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Il simule un portefeuille conventionnel — 40 % actions, 20 % fonds euros, 30 % immobilier locatif détenu en direct, 10 % livrets — qui ne constitue ni une allocation recommandée, ni un conseil en investissement. Hypothèses documentées : fonds euros 2,5 %/an net de frais de gestion (moyenne de marché récente), livrets 1,7 % (Livret A au 1er août 2026), loyers nets de charges indexés sur l'inflation saisie ; plafonds réels appliqués (150 000 € de versements PEA, l'excédent d'actions se poursuivant en unités de compte d'assurance-vie avec les frais du contrat ; 34 950 € de versements sur Livret A + LDDS, l'excédent allant au fonds euros). Fiscalité 2026 (LFSS 2026) : loyers à TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux ; PEA de plus de 5 ans 18,6 % de PS sur la part de gains ; assurance-vie de plus de 8 ans 17,2 % de PS plus 7,5 % au-delà de l'abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €, partagé entre compartiments ; livrets exonérés — règles supposées constantes, part de gains estimée à chaque date. Le test « pire séquence » rejoue la poche actions sur les rendements réels du S&P 500 (S&P Dow Jones Indices, déflatés de l'inflation américaine, BLS/Shiller via multpl.com), couple dollars/CPI cohérent utilisé à titre illustratif du risque de séquence. La simulation de rente prélève chaque année le besoin réel net d'impôts (loyers indexés sur l'inflation saisie, part de gains ajustée au fil des retraits), jusqu'à 100 ans, la pire séquence étant rejouée dès le premier jour de retraite ; les repères d'espérance de vie (INSEE, 2024 : 80 ans hommes, 85,6 ans femmes) sont des moyennes — environ une personne sur deux vit au-delà. La « règle des 4 % » est issue de données historiques américaines sur environ 30 ans : un repère, pas une garantie. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs ; investir comporte un risque de perte en capital, et l'immobilier locatif ses propres risques (vacance, impayés, travaux). Ceci n'est ni une prévision, ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal — le traitement fiscal dépend de la situation individuelle et peut évoluer. Pour une décision adaptée à votre situation, rapprochez-vous d'un professionnel.