Outil exclusif

Le stress-test de patrimoine


L'épargne a-t-elle les épaules ? La répartition s'indique en quelques curseurs, puis trois crises bien réelles se rejouent (le krach de 2008, le choc Covid et l'inflation de 2022) sur le patrimoine. Sans inscription, sans donnée stockée.

Votre répartition actuelle

Au doigt mouillé suffit : tout se compte sauf la résidence principale.

50 000 €

Total : 100 %

Pas grave : on remettra à l'échelle de 100 % au lancement.

Score indicatif et pédagogique : ni un conseil, ni une notation des choix.

Pour renforcer la structure

    Exemple purement illustratif et pédagogique, ni un conseil personnalisé, ni une prédiction. Chocs et délais fondés sur des ordres de grandeur historiques observés par classe d'actifs (2008-2024, données publiques, chiffres arrondis) ; la situation réelle dépend des supports exacts, des frais et de la fiscalité. La crypto n'existant pas en 2008, un choc type de −70 % lui est appliqué par convention sur ce scénario. Le passé ne préjuge pas des performances futures.

    Mode d'emploi

    Comment lire le stress-test

    Quatre étapes suffisent. L'objectif n'est pas de faire peur, mais de savoir à l'avance comment le patrimoine réagirait, pendant qu'il est encore temps d'ajuster.

    1

    Décrire la répartition

    Le patrimoine se répartit entre les 7 classes d'actifs, en pourcentage. Les 4 profils pré-remplis donnent un point de départ en cas d'hésitation.

    2

    Rejouer trois crises réelles

    Krach de 2008, choc Covid, inflation de 2022 : chaque scénario applique aux actifs des chocs proches de ceux qu'ils ont réellement encaissés.

    3

    Lire le score

    De 0 à 100, il mesure la robustesse : ampleur des pertes, vitesse de récupération, diversification et part disponible en cas de coup dur.

    4

    Repérer le point faible

    L'outil désigne la ligne qui pèse le plus lourd dans les pertes, et montre ce qu'un ajustement changerait concrètement.

    Comprendre

    Pourquoi une crise ne frappe jamais tout le monde pareil

    Deux mécanismes expliquent l'essentiel du score. Trois illustrations pour les saisir.

    Tout ne tombe pas en même temps

    Pendant qu'une classe d'actifs plonge, une autre tient, voire ne bouge pas. C'est là toute la force de la diversification : un patrimoine concentré subit la crise en entier, un patrimoine réparti n'en encaisse qu'une part. (Allures schématiques, à titre illustratif.)

    0 % -50 % -45 % le temps de la crise →
    Actions Obligations Livrets

    Le vrai risque : devoir vendre au creux

    Vendre au creux transforme une baisse temporaire en perte définitive, d'où le poids, dans le score, de l'épargne disponible : c'est elle qui permet de traverser un imprévu sans toucher aux placements au pire moment. Mais tenir n'est pas une garantie de récupérer : historiquement, les indices larges et diversifiés ont fini par se rétablir, parfois après très longtemps : le S&P 500 a passé environ 13 ans sous son niveau réel de fin 1999 (dividendes réinvestis, inflation déduite), l'indice japonais Nikkei 225 34 ans sous son sommet de 1989 en nominal, tandis qu'un titre isolé peut ne jamais se relever. Et les rétablissements passés ne garantissent pas les futurs. (Allure schématique, à titre illustratif.)

    niveau de départ vendre ici tenir : historiquement récupéré
    Perte figée Perte récupérée

    Combien de temps pour se relever ? Les repères historiques

    Une chute est une chose ; le temps de récupération en est une autre. Ces durées (observées en nominal, dividendes réinvestis, sur les grandes crises passées) expliquent pourquoi l'horizon compte autant que la répartition. Ce sont des faits passés, pas des promesses : les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs.

    2008
    ~5 ans
    actions monde, pour revenir au sommet
    Covid
    ~6 mois
    chute brutale, rebond éclair
    2022
    ~2 ans
    inflation : pouvoir d'achat rogné
    Livrets
    jamais
    aucune chute, mais l'inflation grignote

    Ordres de grandeur historiques arrondis (données publiques 2008-2024). Le passé ne préjuge pas des performances futures.

    Bon à savoir

    L'essentiel à retenir

    Un score n'est pas une note de bon élève

    Un score élevé ne signifie pas « meilleur patrimoine », mais patrimoine plus résistant aux crises. Un profil très sécurisé encaisse bien les chocs, et perd lentement du pouvoir d'achat face à l'inflation. La bonne question n'est pas « quel score maximal ? » mais « quel score cohérent avec mon horizon ? »

    Trois crises, trois visages

    2008 a frappé les actions et l'immobilier. Le Covid a été violent mais bref. L'inflation de 2022 n'a fait chuter aucun cours : elle a rongé le pouvoir d'achat de l'épargne sûre, silencieusement. Un patrimoine peut très bien résister à l'une et souffrir des autres.

    La diversification a des limites

    Répartir sur dix lignes qui chutent ensemble n'est pas de la diversification. Ce qui compte, c'est de détenir des actifs qui ne réagissent pas de la même façon aux mêmes événements, et de garder une poche disponible.

    L'horizon change tout

    Une chute de 30 % est douloureuse à cinq ans de la retraite, presque anecdotique à vingt-cinq ans. Le stress-test mesure le choc ; c'est l'horizon qui dit s'il est grave. Pour le situer : notre test de profil.

    Questions fréquentes

    Qu'est-ce qu'un stress-test de patrimoine ?+
    C'est un exercice emprunté aux banques : au lieu d'espérer que tout se passe bien, on simule volontairement des scénarios défavorables pour voir ce qui casse. Appliqué à l'épargne, il répond à une question simple : si une crise comme celles de 2008 ou 2022 se reproduisait demain, que deviendrait mon argent ?
    D'où viennent les chocs appliqués à chaque classe d'actifs ?+
    Ce sont des ordres de grandeur historiques (2008-2024, données publiques, arrondis) : ce que chaque famille d'actifs a réellement encaissé pendant ces épisodes. Ils sont illustratifs, pas prédictifs : le résultat réel dépendrait des supports exacts, de leurs frais et de la fiscalité. La crypto n'existant pas en 2008, un choc de −70 % lui est appliqué par convention sur ce scénario.
    Un score bas veut-il dire que je place mal mon argent ?+
    Non. Il signifie que la répartition est sensible aux crises, ce qui peut être parfaitement assumé quand l'horizon est long et que les fonds ne seront pas nécessaires besoin de cet argent avant des années. À l'inverse, un score élevé obtenu à coups de livrets protège des krachs mais expose à l'inflation. Le score éclaire un arbitrage, il ne juge pas.
    Pourquoi l'épargne disponible pèse-t-elle autant dans le calcul ?+
    Parce que c'est elle qui évite de vendre au pire moment. Sans matelas de précaution, un imprévu (voiture, chômage, santé) pendant un krach force à liquider des placements décotés : la baisse temporaire devient une perte définitive. Trois à six mois de dépenses sur des supports sûrs suffisent généralement à couper ce risque.
    Que faire concrètement si mon score est faible ?+
    Le point faible désigné par l'outil se regarde d'abord : celui désigné par l'outil : c'est là que se joue l'essentiel. Trois leviers classiques : renforcer l'épargne de précaution, réduire une ligne surdimensionnée (une classe d'actifs à elle seule très majoritaire), et diversifier vers des actifs qui ne réagissent pas aux mêmes chocs. Nos guides sur la diversification et construire son allocation détaillent la méthode.
    Mes données sont-elles enregistrées ?+
    Non. Tout est calculé dans le navigateur : rien n'est envoyé, rien n'est stocké, aucune inscription n'est demandée. La page fermée, il n'en reste rien.

    Outil fourni à titre informatif et pédagogique. Les trois scénarios appliquent des chocs stylisés, inspirés de l'ampleur des crises passées (2008, Covid 2020, inflation 2022) : ce sont des ordres de grandeur, pas des prévisions : une prochaine crise peut être différente, plus longue ou plus sévère. Le score de robustesse est un indicateur pédagogique de structure : il ne note pas les choix, ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'allocation, ni un audit patrimonial. Les durées de récupération citées sont historiques et non garanties ; les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs, et investir comporte un risque de perte en capital. Les saisies restent dans le navigateur et ne sont ni transmises ni enregistrées. Pour une analyse adaptée à la situation individuelle, l'interlocuteur indiqué reste un professionnel. Informations à jour au .